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03/06/2013

Infections nosocomiales: plusieurs dizaines de milliers de personnes touchées par an en France par les sondes échographiques

Le Parlement européen, dans son rapport sur la sécurité des patients actuellement en cours d'examen, estime que 8 à 12 % des patients hospitalisés dans l'Union européenne sont victimes d'événements indésirables liés aux soins qui leur sont prodigués. Les infections associées aux soins (IAS) sont nombreuses. Ce texte, ainsi qu'un autre rapport qui sera voté en septembre prochain sur les dispositifs médicaux donne l'occasion à Michèle Rivasi, députée européenne membre de la Commission Santé et Environnement du Parlement européen, de revenir sur ses travaux et d'aborder un sujet brûlant d'actualité : la question des risques de contamination, lors d'examens médicaux, par les sondes d'échographie endocavitaires dont le niveau recommandé de désinfection est insuffisant.



La France semble être le seul pays développé à recommander une décontamination des sondes échographiques endocavitaires de niveau bas (DNB).  En effet, les USA, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, l'Espagne, la Turquie ou encore la Suisse recommandent une décontamination de niveau plus élevé (DNI).



La procédure de niveau bas de décontamination imposée en France a fait l'objet d'études qui démontrent que les sondes peuvent rester contaminées malgré le respect de la  procédure. Une étude présentée en mai 2013 (en cours de publication) chiffre à plus de 30 000 le nombre d'hommes et de femmes susceptibles de développer une infection à la suite d'une contamination contractée avec une sonde d'échographie endovaginale endorectale ou Trans œsophagienne mal désinfectée.  



Les résultats de ces études  seront révélés au cours d'une conférence de presse le 3 juin prochain à Paris :



- trois études présentées le 23 mai 2013, lors des 54e journées scientifiques des manipulateurs en radiologie, par des chercheurs du CNRS de Bordeaux, du CHU de Bordeaux, de l'Institut Pasteur, de l'Université de Caroline du Nord, et de l'Institut de Recherche Beckman (Californie).

- Une étude réalisée par des scientifiques de Hong-Kong

- une étude des Hospices civiles de Lyon

- Une étude du CH de Laval



L'étude d'impact présentée, évoque en France chaque année attribuable à des sondes mal désinfectées : 60 cas de VIH, 1 620 cas d'Hépatite B, 230 cas d'Hépatite C, 14 920 cas d'Herpès, 36 130 cas de Cytomégalovirus, 14 840 cas de Papilloma Virus, 4 280 cas de Chlamydia Trachomatis suspectés. Ces infections apparaitraient alors même que les nouveaux  protocoles de décontamination décidés en 2008 par le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) ont été appliqués.



Michèle Rivasi souhaite interpeller le ministère de la Santé afin de revoir sa position sur le niveau de décontamination des sondes échographiques. L'inaction entraîne chaque jour de nouvelles infections contractées.





En présence de :



Michèle RIVASI, Députée européenne, Vice-présidente du groupe de Verts/ALE au parlement européen, qui présentera ses initiatives parlementaires sur le sujet des infections nosocomiales

Alain-Michel CERETTI, fondateur de l'Association le Lien

Dr Sandrine Leroy, CHU de Nîmes et Montpellier, service de Biostatistique, Epidémiologie  Clinique, Santé Publique

Dr Yahia MEKKI, Université de Bordeaux Segalen, Microbiologie Fondamentale et Pathogénicité

Pr Guy FRIJA, Président de la Société Européenne de Radiologie, Chef de Service de Radiologie, Hôpital Européen Georges Pompidou

Sous réserve, d'autres scientifiques ayant participé aux études présentées





Contacts presse



Célia Fontaine:  06.87.28.59.89

Le lundi 3 juin 2013  



De 11h à 12h30

A la Représentation en France du Parlement européen,
288 Boulevard Saint Germain,
75007 Paris