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02/12/2010

Que fait l'Europe pour l'économie méditerranéenne ?

Espace Mode - La Canebière 11 - 13001 MARSEILLE
De 18h à 20h

Le Parlement européen a organisé un débat public sur le thème des relations euro-méditerranéennes,le jeudi 2 décembre, avec Philippe de FONTAINE VIVE, vice-président de la Banque européenne d'Investissement et Philippe ZANIN, directeur du Développement des partenariats à la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille-Provence. Le débat était modéré par Hugues Girard, journaliste de France 3 Méditerranée.

Quels sont les résultats concrets de la politique de l'Union européenne en faveur du développement économique de la région méditerranéenne ?
Qui décide de cette politique ?
Quel avenir pour le partenariat euro-méditerranéen ?

Pour préparer la rencontre, le bureau du Parlement européen à Marseille a installé l'EUROSTUDIO sur la Canebière où le public a pris la parole dès le 26 novembre.

Retrouvez ci-dessous le débat, la synthèse, les photos ainsi que tous les messages des Marseillais.

EN BREF - Des investissements viables économiquement et utiles pour les populations.

rédigé par Angélique SCHALLER, journaliste à La Marseillaise

« Le nerf de la paix plutôt que de la guerre, ce n'est pas l'argent. Ce sont les bonnes idées ».

D'emblée, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque Européenne d'Investissement (BEI) représentant le bras armé de l'Union européenne, a surpris le public en plaçant le débat sur un plan humain plutôt que financier. Jeudi soir, le Parlement européen a organisé un forum citoyen sur « ce que l'Europe fait pour la Méditerranée ».

 

Les conditions climatiques ayant empêché les députés européens Jean-Luc Bennahmias et Malika Benarab-Attou d'être présents, c'est le directeur du bureau d'information du Parlement européen, François Arnaud, qui a présenté le rôle d'un eurodéputé dans ce dossier méditerranéen : « outre leur prérogative d'approuver ou non les accords d'association entre l'UE et les pays partenaires, les députés européens votent et contrôlent le budget alloué aux projets euro-méditerranéens financés sur les crédits de l'Union européenne et participent à l'assemblée parlementaire de l'Union Pour la Méditerranée, garante de la légitimité démocratique du processus politique ».  

 

Après avoir décliné les six priorités définies par l'Union Pour la Méditerranée (UPM) dans le développement des accords de coopération, les intervenants se sont attachés à donner des exemples concrets et à expliciter une méthode. « Nos décisions s'appuient sur la vérification de la viabilité commerciale des projets mais aussi, car nous sommes une banque publique, sur l'intérêt pour les populations » a décliné Philippe de Fontaine Vive.

 

Des préoccupations dans lesquelles se retrouve Philippe Zanin, directeur du développement des partenariats à la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence, très engagée dans ces projets européens. « Ils  donnent lieu à de grands chantiers qui génèrent une activité à laquelle nous devons participer car ce n'est qu'en impliquant les petites et moyennes entreprises et pas seulement les grands groupes que l'on va réussir l'UPM ».

 

Autre critère fondamental pour l'acceptation d'un dossier par la BEI : le respect environnemental. « C'est une politique transversale de l'Union » a précisé François Arnaud, « des analyses d'impact sont systématiquement effectuées avant qu'un projet puisse recevoir des fonds européens ».

 

"Jamais un banquier n'invente un projet"

Rédigé par Angélique SCHALLER, journaliste à La Marseillaise

« Parmi les priorités que s'est fixée l'Union Pour la Méditerranée pour les accords de coopération figure le développement des petites et moyennes entreprises » En rappelant cette dimension micro économique des interventions de l'Europe en Méditerranée, François Arnaud, directeur du bureau marseillais du Parlement européen, a permis de cadrer les débats du forum citoyen organisé jeudi, sur des problématiques concrètes. Les TPE et PME constituent en effet la réalité du tissu économique des pays de la rive sud de la Méditerranée mais aussi, comme l'a souligné Philippe Zanin, directeur du développement des partenariats à la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence, « de notre région ». La CCI est très impliquée dans les projets européens, développant des outils pour aider au montage de projets respectant les critères bruxellois ou luxembourgeois - où siège la Banque Européenne d'Investissement, BEI -  imaginant des dispositifs pour permettre à ces petites entreprises d'utiliser les nouvelles technologies ou d'adapter les problématiques de développement durable chères à l'Union européenne. « Nous avons aussi pointé et réagi aux manques, imaginant des systèmes d'aide à l'émergence de projets ou des structures accordant des crédits pour amorcer un projet » décline Philippe Zanin.

 

Des initiatives saluées par Philippe de Fontaine Vive, vice président de la BEI, car « jamais un banquier n'invente un projet ». Le banquier, lui, évalue sur des critères de performance économique mais aussi, dans le cas de la BEI, de bénéfice pour les populations. Deux points de vue qui ne sont pas forcément antinomiques. « Quand nous investissons à Ramallah dans des entreprises de hautes technologies qui inventent des applications pour les iPhone, nous permettons à des ingénieurs palestiniens de revenir des Etats-Unis pour monter dans leur pays une entreprise qui leur assure un salaire d'ingénieur supérieur » illustre le vice-président de la BEI. Un autre exemple permet de cerner la communauté d'enjeux entre les deux rives de la Méditerranée : « en finançant la création d'une très importante centrale d'énergie solaire au Maroc, nous créons de l'activité qui améliorera le niveau de vie des Marocains. Mais cette énergie, en partie destinée à être amenée en France, permettra à cette dernière de tenir ses engagements de passer à 23% d'énergie renouvelable dans sa consommation ».

 

Aborder la question du point de vue micro a aussi croisé les interrogations du public qui s'inquiète de voir les grands groupes bénéficier de manière privilégiée des crédits européens. « Oui, nous finançons des grands groupes mais pas seulement » a précisé Philippe de Fontaine Vive, « En Tunisie, nous avons ouvert une ligne de crédit à des banques commerciales pour qu'elles puissent le réinjecter dans le tissu local. Nous avons aussi financé la seule association qui nous a semblé faire du micro crédit de manière efficace et indépendante, à hauteur de 4 millions d'euros. Certes, cela ne se voit pas car nous ne faisons pas d'auto-promotion et jamais notre sigle n'est affiché sur un projet que nous soutenons ».
Et quand, dans le public, une personne pointe la contradiction entre les objectifs de développement durable annoncés et le financement d'autoroutes au Maroc, le vice-président de la BEI souligne : « nous avons aussi financé le tramway de Rabat et tentons d'intervenir sur la modernisation du secteur ferroviaire. Mais cela ne doit pas nous empêcher de terminer une autoroute qui désenclavera le pays. Il ne faut pas oublier qu'en France, ce n'est que lorsque notre réseau autoroutier a été conséquent qu'on a pu se permettre de décider d'arrêter de le financer si ce n'est pour l'entretien ou la sécurité. Il en va de même au Maroc qui est en train de faire son virage écologique. Tout comme nous ».  

 

Les millions en jeu ne vont pas sans provoquer des inquiétudes parmi le public, parmi lesquelles se trouve la fraude. Si Philippe de Fontaine Vive a mentionné les garanties prises par la BEI - notamment « une clause de remboursement anticipé immédiat en cas de problème que nous avons déjà exercée » - François Arnaud a rappelé que « les budgets alloués aux projets euro-méditerranéens sont votés et contrôlés par le Parlement européen et donc sous la vigilance d'une assemblée élue par les citoyens ».
Représentant les euro-députés qui n'ont pu faire le déplacement à cause des intempéries pour participer au forum, François Arnaud a enfin insisté sur un dossier porté par ces élus : le développement des échanges universitaires. « Les députés plaident pour une augmentation des fonds consacrés à un Erasmus méditerranéen, permettant le dialogue entre les universités des deux rives ».

 
 

EUROSTUDIO : Jean-Luc BENNAHMIAS et Malika BENARAB-ATTOU répondent à vos questions sur l'Europe

Retrouvez les réponses de vos eurodéputés Jean-Luc Bennahmias (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) et Malika Benarab-Attou (Groupe des Verts) aux questions posées dans l'Eurostudio, en décembre, sur la Canebière à Marseille.
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retrouvez les photos de l'Eurostudio et du Forum

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