Philippe LAMBERTS
  • Philippe
    LAMBERTS
  • Grupo de los Verdes/Alianza Libre Europea
  • Copresidente
  • Bélgica Ecologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales
  • Fecha de nacimiento: 14 de marzo de 1963, Bruxelles

Miembro

  • BCPR Conferencia de Presidentes
  • ECON Comisión de Asuntos Económicos y Monetarios

Suplente

  • D-CN Delegación para las Relaciones con la República Popular China

Últimas actividades

Los papeles del paraíso (debate)

14-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-14(2)

Orden de los trabajos

13-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-13(13)

Orden de los trabajos (2)

13-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-13(13)
  • Uber dynamite non seulement la protection sociale mais aussi notre vie privée! Le Financial Times de ce jour fait état du vol massif de données personnelles de millions de conducteurs et de clients Uber par des hackers. Non seulement la firme californienne n'a pas su assurer la sécurité de ces données, mais elle a de surcroît payé 100.000 $ aux hackers pour s'assurer de leur silence. Si on peut saluer le fait que le nouveau patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, a sorti ce cadavre du placard, l'épisode est révélateur des dérives de notre temps. En effet, trop de responsables politiques continuent de se féliciter de ces "nouveaux entrepreneurs" qui s'inscrivent en rupture avec les modèles existants, comme si le simple fait d'innover était par définition bénéfique à la société. La réalité est tout autre : ce sont des éléments fondamentaux de notre vivre ensemble que l'on dynamite ainsi, la protection sociale ou encore ici celle des données personnelles et, partant, de la vie privée. Ces protections sont des conquêtes qui ont nécessité des décennies d'engagement, et que l'on remise trop facilement au rayon des accessoires démodés au nom d'une économie qui n'a de collaborative que le nom. Quant à ceux qui estiment que le principal mérite d'Uber est de casser la rente dont jouiraient les sociétés traditionnelle de taxis, je leur dirai ceci : d'accord avec eux pour combattre celles et ceux qui extraient une rente de la société. Mais plutôt que s'attaquer au menu fretin, commençons par les plus gros prédateurs, c'est-à-dire ceux qui se servent de la mondialisation financière pour exploiter sans restriction la planète et ses habitants à leur profit immédiat. Voyez comment la richesse se concentre en des mains toujours moins nombreuses, suivez la piste de l'argent et vous trouverez les vrais rentiers. Et souvent ces "innovateurs" tels qu'Uber, Google, Facebook, Apple, Amazon, se transforment en des monopoles autrement toxiques à nos sociétés que celui dont jouissent en certains endroits les sociétés de taxis! Tiens, à propos d'Apple, on apprend dans le même journal britannique daté d'hier que son principal assembleur, Foxconn, recourt massivement à de la main d'œuvre étudiante littéralement forcée par les autorités chinoises à travailler dans ses usines. Tout cela sous couvert de stages (obligatoires) d'apprentissage professionnel. Qui parlait encore de "mondialisation heureuse"...? Photo @adamprzewoski
    22/11/2017 12:20 - facebook
  • 🇩🇪️ Allemagne : un tour pour rien? Les pré-négociations (ce que l'on appelle en Belgique la phase d'information) en vue de la formation d'un gouvernement fédéral en Allemagne ont échoué hier. Rétroactes : les élections de septembre 2017 ont certes confirmé la première place de la famille chrétienne-démocrate (CDU et CSU), mais à un niveau historiquement bas (33%). Elles ont aussi été marquées par le retour des libéraux (FDP, 11%) et l'entrée de l'extrême droite (AfD, 13%) au Bundestag. Suite à leur défaite historique (20%), les sociaux-démocrates du SPD ont d'emblée refusé de reconduire la "grande coalition" avec Merkel, préférant se refaire une santé politique dans l'opposition. Ne restait alors pratiquement qu'une combinaison majoritaire : la jamaïquaine, appelée ainsi car les couleurs des partis qui la composent – noir pour les chrétiens-démocrates, jaune pour les libéraux et vert pour les écologistes – sont aussi celles du drapeau de cette île des Caraïbes. Réunir ces trois familles (quatre partis) sur un programme commun relevait de l'exploit. Entre la transition écologique, la justice sociale et fiscale, les questions d'asile et de migration ou encore l'avenir de l'UE et de l'Euro, les sujets d'opposition majeure entre les écologistes et la droite sont nombreux, malgré le profil quasi social-démocrate adopté par Angela Merkel. En particulier, tant la CSU (aile bavaroise des chrétiens démocrates) que le FDP ont choisi d'aller à la chasse aux électeurs d'extrême droite en radicalisant leurs positions, l'une sur les migrations et l'autre sur la question européenne. L'échec des pré-négociations était donc une hypothèse vraisemblable et elle s'est matérialisée. Toutefois le retour que nous avons reçu des discussions est qu'il ne s'agissait pas tant pour le FDP, qui a "retiré la prise", de constater des divergences de fond que d'affaiblir Angela Merkel afin de retourner aux urnes avec, pensent-ils, une chance d'accroître leur résultat. Dans cette affaire, l'attitude des Verts allemands a été d'assumer leurs responsabilités en allant négocier, avec trois priorités : la transition écologique, la justice sociale et un engagement positif de l'Allemagne dans l'UE. Si des avancées prenaient forme (notamment sur la lutte contre la pauvreté ou la sortie progressive du charbon), les points de désaccord restaient très importants, mais nous souhaitions poursuivre le travail de rapprochement des positions. A cette heure, même si le président de la république F.W. Steinmeier (SPD) tente encore de convaincre son parti de reformer la grande coalition, il est vraisemblable que de nouvelles élections seront convoquées au début de 2018. Même si ce n'est pas le scénario que nous souhaitons, les Verts y sont préparés. Ils défendront les trois priorités évoquées plus haut avec la conviction qu'un nombre accru de citoyen-ne-s allemand-e-s leur feront confiance, quelle que soit la configuration d'une future majorité fédérale, à laquelle ils demeurent prêts à participer si les conditions sont réunies. @MARKUS SCHREIBER / AP
    21/11/2017 17:15 - facebook
  • Sommet social : et maintenant, les actes ! Vingt ans après le Traité d’Amsterdam auquel fut ajouté un chapitre « Emploi » et dix ans après le Traité de Lisbonne qui comprend une clause sociale horizontale (restée sans effet jusqu’ici), un Sommet social se déroule aujourd’hui afin de proclamer officiellement une Déclaration sur le « socle européen des droits sociaux ». Cette Déclaration fait suite à la publication par la Commission d’un texte en avril qui arrêtait une vingtaine de principes clés déclinés autour de trois thèmes : égalité des chances et accès au marché du travail ; conditions de travail équitables ; protection et insertion sociales. Suite aux électrochocs que furent la présence de Marine Le Pen au 2e tour de la présidentielle française, la percée de l’AfD en Allemagne, la victoire de la droite radicale en Autriche, les provocations à répititon de la Hongrie et de la Pologne en matière d’Etat de droit et d’avancées sociales, les institutions sont bien conscientes qu’elles ne peuvent plus se permettre de jouer avec le feu nationaliste et ultraconservateur mais qu’elles doivent au contraire faire preuve de leur utilité pour les citoyen.ne.s, faute de quoi le projet européen est condamné, emportant avec lui l’euro et le marché intérieur et la stabilité de nos pays. Il était donc temps que l’Europe se réveille et se rappelle qu’elle n’est pas qu’un grand marché. Maintenant, il ne faudrait pas que ce Sommet ne soit qu’une grand-messe où chacun se congratulera et que, lundi prochain, les institutions et les Etats membres fassent comme si de rien n’était. Ainsi, puisque la Déclaration reconnaît que « Les travailleurs ont droit à un salaire juste permettant un niveau de vie décent », il faudrait que chaque niveau de pouvoir s’attaque, avec ses moyens et compétences, à la pauvreté dans le monde du travail (10,3 % de travailleurs pauvres dans l’UE, avec des niveaux records en Bulgarie, en Italie et en Roumanie (>15%)). Si cette Déclaration a une quelconque valeur pour le gouvernement de Charles Michel et ses confrères.soeurs, alors les syndicats qui ont sans cesse été négligés ces dernières années devraient à nouveau avoir voix au chapitre. En effet, la Déclaration prescrit que « les partenaires sociaux [soient] consultés sur la conception et la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et de l’emploi, conformément aux pratiques nationales. » Aussi, alors que la Croix-Rouge vient de lancer son plan hiver, le principe sur le logement et l’aide aux sans-abri est d’une pertinence immédiate : « Un accès au logement social ou à une aide à un logement de qualité doit être fourni aux personnes dans le besoin ; (...) Un abri et des services adéquats doivent être fournis aux sans-abris afin de promouvoir leur inclusion sociale. » La Déclaration devrait également servir de gouvernail aux politiques menées par Zuhal Demir (la secrétaire d’Etat NVA en charge de la Lutte contre la pauvreté, à l’Egalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique) ou Maggie de Block (ministre Open VLD de la Santé publique). Ainsi, les occasions ne manquent pas pour tester aux yeux de tous le sérieux avec lequel l’UE et les gouvernements prendront la Déclaration. Nous serons dès lors particulièrement vigilants à ce que la Déclaration ne reste pas lettre morte lorsque la Commission fera connaître tout prochainement les priorités socio-économiques (dans l’édition 2018 de l’Examen Annuel pour la Croissance) sur lesquelles les Etats membres devront s’aligner et lorsque, quelques mois plus tard, ceux-ci communiqueront leurs objectifs budgétaires (ceux-ci seront-ils adaptés pour donner corps aux principes dont la mise en oeuvre de plusieurs d’entre eux nécessitera des moyens ?). https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/social-summit-european-pillar-social-rights-booklet_fr.pdf
    17/11/2017 11:30 - facebook

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