Philippe LAMBERTS
  • Philippe
    LAMBERTS
  • Fractie De Groenen/Vrije Europese Alliantie
  • Medevoorzitter
  • België Ecologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales
  • Geboortedatum: 14 maart 1963, Bruxelles

Lid

  • BCPR Conferentie van voorzitters
  • ECON Commissie economische en monetaire zaken

Plaatsvervanger

  • D-CN Delegatie voor de betrekkingen met de Volksrepubliek China

Laatste activiteiten

Paradise Papers (debat)

14-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-14(2)

Regeling van de werkzaamheden

13-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-13(13)

Regeling van de werkzaamheden (2)

13-11-2017 P8_CRE-PROV(2017)11-13(13)
  • Sommet social : et maintenant, les actes ! Vingt ans après le Traité d’Amsterdam auquel fut ajouté un chapitre « Emploi » et dix ans après le Traité de Lisbonne qui comprend une clause sociale horizontale (restée sans effet jusqu’ici), un Sommet social se déroule aujourd’hui afin de proclamer officiellement une Déclaration sur le « socle européen des droits sociaux ». Cette Déclaration fait suite à la publication par la Commission d’un texte en avril qui arrêtait une vingtaine de principes clés déclinés autour de trois thèmes : égalité des chances et accès au marché du travail ; conditions de travail équitables ; protection et insertion sociales. Suite aux électrochocs que furent la présence de Marine Le Pen au 2e tour de la présidentielle française, la percée de l’AfD en Allemagne, la victoire de la droite radicale en Autriche, les provocations à répititon de la Hongrie et de la Pologne en matière d’Etat de droit et d’avancées sociales, les institutions sont bien conscientes qu’elles ne peuvent plus se permettre de jouer avec le feu nationaliste et ultraconservateur mais qu’elles doivent au contraire faire preuve de leur utilité pour les citoyen.ne.s, faute de quoi le projet européen est condamné, emportant avec lui l’euro et le marché intérieur et la stabilité de nos pays. Il était donc temps que l’Europe se réveille et se rappelle qu’elle n’est pas qu’un grand marché. Maintenant, il ne faudrait pas que ce Sommet ne soit qu’une grand-messe où chacun se congratulera et que, lundi prochain, les institutions et les Etats membres fassent comme si de rien n’était. Ainsi, puisque la Déclaration reconnaît que « Les travailleurs ont droit à un salaire juste permettant un niveau de vie décent », il faudrait que chaque niveau de pouvoir s’attaque, avec ses moyens et compétences, à la pauvreté dans le monde du travail (10,3 % de travailleurs pauvres dans l’UE, avec des niveaux records en Bulgarie, en Italie et en Roumanie (>15%)). Si cette Déclaration a une quelconque valeur pour le gouvernement de Charles Michel et ses confrères.soeurs, alors les syndicats qui ont sans cesse été négligés ces dernières années devraient à nouveau avoir voix au chapitre. En effet, la Déclaration prescrit que « les partenaires sociaux [soient] consultés sur la conception et la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et de l’emploi, conformément aux pratiques nationales. » Aussi, alors que la Croix-Rouge vient de lancer son plan hiver, le principe sur le logement et l’aide aux sans-abri est d’une pertinence immédiate : « Un accès au logement social ou à une aide à un logement de qualité doit être fourni aux personnes dans le besoin ; (...) Un abri et des services adéquats doivent être fournis aux sans-abris afin de promouvoir leur inclusion sociale. » La Déclaration devrait également servir de gouvernail aux politiques menées par Zuhal Demir (la secrétaire d’Etat NVA en charge de la Lutte contre la pauvreté, à l’Egalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique) ou Maggie de Block (ministre Open VLD de la Santé publique). Ainsi, les occasions ne manquent pas pour tester aux yeux de tous le sérieux avec lequel l’UE et les gouvernements prendront la Déclaration. Nous serons dès lors particulièrement vigilants à ce que la Déclaration ne reste pas lettre morte lorsque la Commission fera connaître tout prochainement les priorités socio-économiques (dans l’édition 2018 de l’Examen Annuel pour la Croissance) sur lesquelles les Etats membres devront s’aligner et lorsque, quelques mois plus tard, ceux-ci communiqueront leurs objectifs budgétaires (ceux-ci seront-ils adaptés pour donner corps aux principes dont la mise en oeuvre de plusieurs d’entre eux nécessitera des moyens ?). https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/social-summit-european-pillar-social-rights-booklet_fr.pdf
    17/11/2017 11:30 - facebook
  • Bientôt des droits de douane sociaux et environnementaux ? Aujourd'hui, les eurodéputés ont adopté un rapport très ambitieux créant un système proche des droits de douane sociaux et environnementaux qu'Ecolo revendique depuis 2013. Une petite révolution qu'il faut ici saluer, d'autant qu'il s'agit d'un rapport législatif et donc juridiquement contraignant, pas de belles paroles et de promesses en l'air. De quoi montrer que les représentants politiques pouvaient reprendre les rênes sur l'évolution de la mondialisation, à l'heure où l'Europe fait l'objet d'une crise de désamour de ses citoyen.ne.s qui considèrent qu'elle ne les protège pas (assez) de cette mondialisation, synonyme de concurrence de tous contre chacun, où les plus nantis tirent leurs marrons du feu souvent au détriment de l'intérêt général et des générations futures. Ce vote porte sur un rapport sur les instruments à disposition de l’UE pour lutter contre la concurrence déloyale d’autres puissances économiques et en particulier la Chine. Le texte peut se comprendre comme une conséquence de l’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001. Les pays membres de l’OMC disposaient de 15 ans, jusque fin 2016 donc, pour décider si la Chine devait être considérée ou pas comme une économie de marché ; dans l'affirmative, des droits de douane supplémentaires ne pouvaient plus lui être appliqués. Or, force est de reconnaître que la Chine n’est globalement pas une économie de marché, que les entreprises jouissent d’un soutien actif des autorités de Pékin, que le respect de la propriété intellectuelle est plus une exception que la règle, que les salaires ne sont pas déterminés à la suite d’une négociation collective, etc. Pour autant, l'Europe s'exposerait à des poursuites devant l'organe de règlement des différends de l'OMC en déclarant tout simplement que la Chine n'est pas une économie de marché. La Commission a donc ébauché en 2016 une solution pour protéger le marché intérieur contre des importations de marchandises chinois à des coûts auxquels nos entreprises européennes ne pourraient répondre. Grâce aux Verts, les eurodéputés ont introduit dans le mécanisme proposé par la Commission une innovation en faisant en sorte que des mesures de protection soient également enclenchées lorsque les coûts artificiellement bas s’expliquent par « le non-respect des Convention fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail et des accords multilatéraux en matière fiscale et d’environnement », voire « des taux de salaire qui ne résultent pas d’une libre négociation entre travailleurs et employeurs ». (Pour rappel, parmi les normes de l’OIT, on retrouve l’interdiction du travail forcé ou obligatoire, la liberté syndicale, la négociation collective, l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail égal, la non-discrimination, l’interdiction du travail des enfants). Les eurodéputés ne se limitent pas à cela : ils veulent que la Commission examine plus attentivement les pays qui font l’objet d’un nombre important de procédures antidumping [= de mesures de protection contre la concurrence déloyale], dont la Chine. Il lui est demandé qu’elle produise un rapport qui servira de preuve accablante dans le cas où un nouveau litige éclaterait avec ce pays ou une de ces entreprises. À cette occasion « les parties intéressées, y compris l’industrie et les syndicats de l’Union » auront voix au chapitre. Il appartient désormais à la Commission et aux Ministres qui traînent les pieds depuis des années à arrêter leur position à soutenir la position des eurodéputés. Lien vers le rapport : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A8-2017-0236&language=FR
    16/11/2017 15:05 - facebook
  • Pologne: vers la fin de la démocratie? Le week-end dernier, des milliers de personnes manifestaient dans les rues de Varsovie, scandant des slogans appelant à la violence et à la xénophobie, "pour la Pologne pure, pour la Pologne blanche". Le gouvernement conservateur polonais de Beata Szydło et Jaroslaw Kaczynski n'a pas condamné ce rassemblement. Depuis l’arrivée au gouvernement du parti PiS en novembre 2015, on assiste en Pologne à une remise en question de l'état de droit et à un virage ultra nationaliste et conservateur. Cela a commencé avec la mise sous tutelle politique du tribunal constitutionnel et de la Cour suprême, suivi de la mise au pas de l'ensemble de l'institution judiciaire. Un projet de loi propose même que les présidents de tribunaux soient nommés directement par le Ministre de la Justice. Les journalistes et la société civile ne sont pas épargnés, subissant attaques politiques et judiciaires, et des baisses des financements publics. Symbole de cette situation, c'est le journaliste polonais Tomasz Piatek qui recevait cette année le prix TV5-Reporters sans frontières pour la liberté de la presse. Comme souvent avec les conservateurs, les femmes et filles sont les premières visées. Le gouvernement polonais s'est employé à mettre en œuvre un programme bafouant les droits des femmes, notamment sur l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive. Rappelez-vous notamment le projet d'interdiction totale de l'avortement l'année passée. Le gouvernement polonais s'attaque également à son environnement avec le déboisement à grande échelle de la forêt de Bialowieza. Cette forêt, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est la plus ancienne forêt primaire d'Europe et un véritable poumon vert pour le pays (http://save-bialowieza.net/). Alors que la Cour de Justice de l’UE demande que ces opérations de déboisement soient arrêtées immédiatement, et malgré la forte mobilisation tant citoyenne que politique (notamment des écologistes de Partia Zieloni), la destruction de cette forêt continue. Les eurodéputés ont à une large majorité adopté une résolution rappelant à la Pologne ses obligations au regard du droit européen sur le respect de la démocratie et de l'État de droit. Ce texte appelle également le gouvernement polonais à se plier aux décisions de la Cour de Justice de l’UE concernant la forêt de Bialowieza. Pour les Verts, le Parlement européen doit enclencher le processus de l'Article 7 la Pologne. Cet article souvent agité (notamment sur la Hongrie), jamais mis en œuvre, qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension du droit de vote de l'État concerné, serait un signal très fort aux autorités polonaises. On aurait tort de penser que nos "matures démocraties" de l'Ouest sont préservées de ce genre de dérive. Les restrictions des libertés individuelles sont de plus en plus fréquentes sur tout le continent. L'état d'urgence français maintenant constitutionalisé n'en est qu'un triste exemple. Les mouvements ultra nationalistes et racistes sont également présents partout, quand leurs membres présentables ne sont pas déjà au pouvoir.
    16/11/2017 10:15 - facebook

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