Vote sur l’attribution des places européennes pour la relocalisation des chercheurs d’asile aux réfugiés de Turquie 

Une proposition visant à saisir 54 000 places d’un plan de relocalisation des chercheurs d’asile de Grèce et d’Italie vers d’autres États membres afin de les utiliser pour réinstaller des réfugiés syriens venus de Turquie au sein de l’UE, sera votée jeudi. Les députés de la commission des libertés civiles objectent que le plan de relocalisation intra-UE ne devrait pas être confondu avec le plan de réinstallation, qui implique un pays non européen.

La Commission européenne veut utiliser 54 000 des 120 000 places du plan de relocalisation accepté par les représentants européens en septembre 2015 pour réinstaller des Syriens venus de Turquie dans l’UE, conformément à l’accord UE-Turquie sur les migrations.


Plutôt que d’allouer ces 54 000 places à la réinstallation de réfugiés, les députés de la commission des libertés civiles souhaiteraient les voir partager entre la Grèce (41 236) et l’Italie (12 764), tout comme les 66 000 places restantes, car la pression migratoire qui pèse sur ces deux pays reste élevée.


D’après le texte préparé par Ska Keller (Verts/ALE, DE), "la réinstallation des réfugiés ne doit pas se faire au détriment de la relocalisation", car si cette dernière est une forme de solidarité interne, la réinstallation correspond quant à elle à un processus de solidarité externe où des pays tiers abritent la majorité des réfugiés.

Débat: mercredi 14 septembre

Vote: jeudi 15 septembre

Procédure: consultation


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