Traite des femmes et des filles 

Les députés interrogeront la Commission sur les mesures qu’elle prend pour lutter contre la traite, l’exploitation sexuelle et l’exploitation par le travail lors d’un débat mercredi soir.

Dans son rapport 2016 sur les avancées dans la lutte contre la traite des êtres humains dans l’UE, la Commission a constaté que les victimes étaient à 76% des femmes et à au moins 15% des enfants. L’exploitation sexuelle (67% des victimes) et l’exploitation par le travail (21%) sont les deux principales formes de traite, celle par le travail étant en augmentation selon plusieurs États membres.


Les députés questionneront la Commission sur la façon dont les États membres appliquent la législation européenne relative à la prévention, à la lutte contre la traite et à la protection des victimes. Ils demanderont également quelles mesures spécifiques sont prises pour protéger les femmes et les jeunes filles et quelles ressources sont allouées pour mettre en œuvre ces mesures.


À savoir


Selon le rapport de 2016, la plupart des victimes répertoriées étaient des ressortissantes de l’UE: 65% d’entre elles provenaient de Roumanie, de Bulgarie, des Pays-Bas, de Hongrie et de Pologne. Les cinq pays tiers d’où proviennent le plus de victimes sont l’Albanie, la Chine, le Maroc, le Nigeria et le Vietnam.


L’UE a adopté des mesures relatives à la prévention de la traite des êtres humains, à la protection et au soutien en faveur des victimes ainsi qu’aux poursuites visant les trafiquants. Les États membres doivent également se conformer aux législations de l’UE relatives au droit des victimes et aux travailleurs saisonniers. L’article 5 de la charte des droits fondamentaux de l’Union interdit l’esclavage et le travail forcé, tandis que l’article 31 énonce que tout travailleur a droit à des conditions de travail "justes et équitables".



Débat: mercredi 17 janvier

Procédure: question avec demande de réponse orale à la Commission, sans résolution

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