Le Kenya doit réformer son processus électoral, exhortent les députés 

Les députés débattront de l'instabilité persistante au Kenya suite à l'élection présidentielle contestée et, sur base du rapport de la mission d'observation électorale de l'UE, appelleront à des réformes.

La mission d'observation électorale (MOE) de l'UE au Kenya a publié hier son rapport sur les élections de 2017 et a émis 29 recommandations de réforme, dont:


  • rendre les institutions indépendantes plus résilientes,
  • rendre la réforme juridique plus inclusive,
  • améliorer les arrangements en matière de TIC et le contrôle indépendant de la commission électorale,
  • exiger légalement un cadre de résultats exhaustif, et
  • réviser le système électoral pour promouvoir la participation des femmes et l'inclusion.

Comme convenu précédemment avec les autorités kenyanes, la MOE de l’UE a publié son rapport final endéans les trois mois suivant l'élection du 26 octobre. Marietje Schaake (ADLE, NL) l'a présenté mercredi 10 janvier 2018 à Bruxelles, après que le gouvernement kenyan a déclaré ne pas être prêt à recevoir l'observateur en chef à Nairobi pour le moment.


À savoir


Le résultat de l'élection présidentielle kenyane, organisée en août 2017, qui a déclaré vainqueur le Président sortant Uhuru Kenyatta, a été annulé par la Cour suprême en raison d’irrégularités. Le scrutin ayant été déclaré nul, la demande de l'opposant Raila Odinga pour une réforme de la commission électorale s’est vue justifiée.


Lorsque les élections ont été reconduites deux mois plus tard, Raila Odinga s'est retiré de la course et en a demandé le boycottage, arguant que la commission électorale n'avait pas été suffisamment réformée pour garantir un résultat crédible. Cela a conduit à la réélection d'Uhuru Kenyatta et à une instabilité prolongée du pays.



Débat: mardi 16 janvier

Procédure: déclaration de la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (sans résolution)