Les députés proposeront des mesures pour lutter contre le harcèlement 

Les victimes devraient être encouragées à dénoncer les actes de harcèlement et les agresseurs devraient être sanctionnés, affirme un projet de résolution mis aux voix mardi.

Afin d’aider à prévenir et à combattre le harcèlement moral et sexuel sur le lieu de travail, dans les espaces publics et dans la vie politique dans l’UE, la Commission européenne devrait proposer un projet législatif incluant les définitions exhaustives et actualisées, valables dans toute l’Union, du ‘‘harcèlement sexuel’’ et du ‘‘harcèlement moral’’, affirme un projet de résolution rédigé par Pina Picierno (S&D, IT) qui fera l’objet d’un débat lundi et d’un vote mardi.

Les autorités locales, les employeurs et les syndicats doivent chercher à mieux comprendre les barrières qui empêchent les victimes de signaler les cas de harcèlement et devraient créer des mécanismes permettant de signaler ces cas de façon sécurisée, précise le texte.

Pour lutter contre le harcèlement sexuel dans la sphère politique, le texte plaide pour une politique de tolérance zéro et pour des sanctions contre les agresseurs. Les députés de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres recommandent des formations obligatoires pour tous les employés et les membres des parlements nationaux, régionaux et locaux, ainsi que du Parlement européen.

Contexte

Une femme sur trois a été soumise à de la violence physique ou sexuelle durant sa vie d’adulte et jusqu’à 55% ont subi un harcèlement sexuel, selon une enquête menée en 2014 au niveau européen par l’Agence des droits fondamentaux.

Débat: lundi 10 septembre

Vote: mardi 11 septembre

Procédure: résolution non législative