Ralentir la propagation de la résistance médicamenteuse des animaux aux humains 

Des projets visant à réduire l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, afin d’exclure les bactéries résistantes de l’alimentation, feront l’objet d’un vote jeudi.

La nouvelle législation limitera l’utilisation des antimicrobiens par mesure préventive, en l’absence de signes cliniques d’infection (usage prophylactique), aux animaux individuels et non aux groupes d’animaux. Les médicaments ne pourront être utilisés que si cela est pleinement justifié par un vétérinaire, lorsqu’un risque élevé d’infection aux conséquences sérieuses est avéré.


L’utilisation métaphylactique (par exemple pour traiter un groupe d’animaux dont l’un présente des signes d’infection) devrait être un dernier recours et n’être possible qu’après diagnostic de l’infection et prescription des antimicrobiens par un vétérinaire.


Réserver les antibiotiques aux humains


Afin d’aider à lutter contre la résistante antimicrobienne, la législation donnerait à la Commission européenne le pouvoir de sélectionner les antimicrobiens qui devront être uniquement réservés aux traitements humains.


Contexte


Le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies a récemment signalé que les bactéries présentes chez les humains, les aliments et les animaux continuaient à présenter une résistance aux antimicrobiens les plus utilisés. Les scientifiques affirment que la résistance à la ciprofloxacine, un antimicrobien extrêmement important pour le traitement des infections humaines, était très élevée chez les bactéries du genre Campylobacter, ce qui réduit donc les possibilités en matière de traitement efficace des infections sévères d’origine alimentaire. Les salmonelles résistantes à plusieurs médicaments continuent à se répandre dans toute l’Europe.


Débat: jeudi 25 octobre

Vote: jeudi 25 octobre

Procédure: procédure législative ordinaire