Nicaragua: soutien au dialogue interne et au respect des droits fondamentaux 

Les négociations entre les autorités nicaraguayennes et l'opposition, qui visent à résoudre la crise politique du pays, seront au centre d'un débat en plénière mercredi.

Les députés souligneront que le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d'expression, de réunion et d'information, est essentiel. Dans une résolution mise aux voix jeudi, les députés devraient demander la libération de tous les prisonniers politiques et la fin de l'oppression violente.


Contexte


En avril 2018, les autorités nicaraguayennes ont durement réprimé les manifestations pacifiques contre la réforme du système de sécurité sociale. Cela a été suivi d'une vague de réactions hostiles contre l'opposition et les médias. Selon des observateurs internationaux, plusieurs centaines de personnes sont mortes au Nicaragua depuis le mois d'avril, et de nombreuses personnalités de l'opposition, des journalistes et des citoyens ont fui le pays.


Le Parlement européen a condamné la répression et l'intimidation des manifestants pacifiques en mai, appelant le président Ortega à organiser des élections équitables et crédibles. Une délégation de députés s'est également rendue dans le pays en janvier pour évaluer la situation sur le terrain. Ils ont rencontré des représentants du gouvernement, dont M. Ortega, de l'opposition, de la société civile et de l'Église, ainsi que des journalistes et des étudiants.


Débat: mercredi 13 mars

Vote: jeudi 14 mars

Procédure: déclaration de la haute représentante, suivie d'une résolution non législative