Accès direct à la navigation principale (appuyer sur "Entrée")
Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée") (appuyer sur "Entrée")
NOT FOUND ! (appuyer sur "Entrée")

Session plénière du 14 au 17 juin

Etiquetage alimentaire : des règles plus claires pour mieux informer le consommateur

 
 

Face à la montée en flèche de l'obésité et du diabète en Europe, les députés demandent l'indication obligatoire des valeurs nutritionnelles sur les emballages des produits alimentaires. Ils ont néanmoins rejeté la proposition de faire figurer des « feux de signalisation », qui auraient mis en garde les consommateurs contre les produits à forte teneur en sucres ou en graisses par la présence d'un feu rouge sur l'emballage.


Les députés souhaitent permettre aux consommateurs d'avoir toutes les informations nécessaires pour choisir des produits sains. Dans un souci de ne pas imposer des procédures trop lourdes aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux petits producteurs, ils ont toutefois décidé d'exempter les produits non préemballés et les produits artisanaux du règlement.


Informations nutritionnelles obligatoires


Le règlement rend obligatoire l'affichage clair des quantités de graisses, de graisses saturées, de calories, de sucres lents, de sel et de sucres contenues dans les aliments. Les députés ont demandé à ce que les teneurs en protéines, en fibres et en graisses « trans » (huiles et graisses hydrogénées) soient également indiquées.


Afin de faciliter la comparaison entre les produits, le Parlement demande à ce que les quantités soient toujours exprimées en pourcentage sur 100g ou 100ml et soient affichées en évidence et de manière lisible sur l'emballage.


Les « feux rouges » rejetés


Une majorité de députés ont rejeté la proposition des groupes socialiste, Verts et de la Gauche unitaie de faire figurer un « feu de signalisation » sur l'emballage indiquant le niveau de qualité diététique de l'aliment (un feu rouge pour les produits à forte teneur en sucres, sels et graisses, vert pour les produits jugés « sains »). Ils se sont opposés à la possibilité pour les Etats membres d'adopter des mesures similaires au niveau national.


Appellations de pays d'origine


Les députés ont voulu trouver le juste équilibre entre le droit des consommateurs à connaître le lieu d'origine des produits alimentaires et les coûts et procédures supplémentaires qu'un tel étiquetage entraînerait pour les producteurs. Actuellement, seuls certains types de produits doivent indiquer le pays d'origine (bœuf, huile d'olive, fruits et légumes frais, miel...).


Les députés veulent étendre cette liste à toutes les viandes, volailles, produits laitiers, ainsi qu'à tous les aliments composés d'un seul ingrédient. Les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux - ainsi que les conditions d'abattage selon certaines pratiques religieuses - doivent également être indiqués, soutiennent les députés.


Les bienfaits nutritionnels devront être vérifiables


Les « bienfaits » pour la santé proclamés par certains produits (du type yaourt aux principes actifs, etc.) continueront à être soumis à l'étude et à la validation de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Une étroite majorité de députés a en effet voté pour garder l'approbation des « profils nutritionnels » sous la compétence de la législation européenne.


De plus, les députés notent que certains produits (par exemple les flocons de céréales) « font valoir que leur utilisation prolongée peut entraîner une perte de poids » et que ce type de marketing peut induire le consommateur en erreur. Les députés estiment donc normal « que ces informations soient accompagnées d'un plan diététique expliquant dans quelles conditions les résultats revendiqués peuvent être atteints ».


Mettre en garde les jeunes contre les « alcopops »


Les boissons alcoolisées ne sont pas concernées par le règlement, sauf les « alcopops », ces mélanges alcoolisés sucrés spécialement destinés aux jeunes. Les députés demandent que ces boissons soient mieux étiquetées et séparées des rayons des boissons gazeuses non-alcoolisées.


Entrée en vigueur


Trop de divergences existent encore avec le Conseil pour espérer arriver à un accord dans le futur proche. Les députés s'attendent donc à devoir re-légiférer en deuxième lecture sur le projet de règlement. En l'état, le texte prévoit une période d'adaptation aux nouvelles règles de trois ans pour les industriels alimentaires, et de cinq ans pour les PME avec moins de 100 employés et de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires.


Le vote final au Parlement sur la première lecture du projet de règlement a été de 559 voix en faveur, 54 contre, et 32 abstentions.

Egalement dans ce dossier

Les députés européens se sont réunis en session plénière à Strasbourg du 14 au 17 juin 2010.   Introduction   Les députés se réunissent à Strasbourg du 14 au 17 juin.   Les grands sujets à l'ordre du jour   L'Allemand Werner Langen a rédigé le rapport du Parlement européen sur les produits financiers dérivés.   Produits financiers dérivés : réduire les risques sur les marchés   Ce petit tableau coloré aidera-t-il le consommateur à choisir ses produits ? ©BELGA_Science   Réglementation des étiquettes alimentaires : protection du consommateur ou bureaucratie excessive ?   Jerzy Buzek ouvre la session, le 14 juin à Strasbourg.   Ouverture de la session à Strasbourg   La City, place financière de la finance à Londres - ici le siège de Fitch. © Belga/EPA/ANDY RAIN   « Aujourd'hui, la notation de crédit n'évalue plus le risque mais elle le crée » - Jürgen Klute   Les produits financiers dérivés devraient être plus réglementés, selon les députés européens (ici, un trader dans une salle des marchés). ©Belga/Scott Olson/Getty Images/AFP   Transparence et réglementation du marché des produits dérivés   L'Italienne Barbara Matera, heureuse que ses rapports aient été approuvés en plénière.   Licenciés, des travailleurs espagnols et irlandais soutenus par l'UE   La résolution a été adoptée par 353 voix, 206 voix contre et 75 abstentions.   Objectifs du millénaire pour le développement : l'UE doit défendre des moyens ambitieux   Norbert Glante, rapporteur sur le programme GMES qui pourrait permettre d'atténuer les effets des catastrophes naturelles.   Les réponses aux catastrophes naturelles pourraient-elles venir de l'espace ?   L'euro devrait bientôt remplacer la couronne estonienne.   L'Estonie en route vers la zone euro   Quatorze Etats ont décidé de respecter des règles communes concernant les divorces transfrontaliers. ©BELGA_belpress_Philippe Turpin   La procédure de coopération renforcée fait ses premiers pas   Le représentant du Conseil Diego López Garrido et le commissaire européen Olli Rehn lors du débat en plénière, le 16 juin.   Stratégie UE 2020 : les députés demandent une réforme de la gouvernance économique et des objectifs concrets   Tous les chauffeurs routiers sans exception seront soumis aux mêmes règles. ©BELGA_imagebroker_Jochen Tack   La règlementation sur le temps de travail doit également s'appliquer aux routiers indépendants   Sarah Ludford a préparé la position du Parlement européen sur les droits linguistiques dans les procédures pénales.   Des procès équitables pour tous, quelles que soient les connaissances linguistiques   Soldats Nord-Coréens (à gauche) et Sud-Coréens se font face dans la zone frontière démilitarisée, le 28 avril 2010. ©BELGA_AFP_YONHAP   Corée du Nord : « On ne peut pas utiliser la voie diplomatique traditionnelle »   Le bras de fer sur l'emballage des produits alimentaires n'est pas encore terminé. ©BELGA_Science   Etiquetage alimentaire : des règles plus claires pour mieux informer le consommateur   Catherine Ashton dans l'hémicycle, mercredi 16 juin.   Gaza : une enquête internationale sur l'attaque de la flottille et la fin du blocus sont nécessaires, estiment les députés   Un élevage de saumons en Ecosse. Les poissons sont nourris dans des box, tués quand ils sont assez grands et envoyés dans des entreprises de transformation. ©BELGA_SCIENCE   Développer le potentiel de l'aquaculture européenne