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2011, Année européenne du volontariat

Politique sociale 07-01-2011 - 12:48 Mise à jour
 
 
L'Irlandaise Marian Harkin, fervente adepte du volontariat, lors de notre interview.   L'Irlandaise Marian Harkin, fervente adepte du volontariat, lors de notre interview.

Cette année qui commence est placée sous le signe du volontariat. Les 100 millions d'Européens qui donnent de leur temps à des activités d'intérêt général seront à l'honneur tout au long de 2011. Le but est d'améliorer le cadre dans lequel se déroule le volontariat et de participer à une prise de conscience de son utilité sociale. L'Irlandaise Marian Harkin (Alliance des démocrates et des libéraux), à la tête d'un groupe informel de députés européens, explique les enjeux de l'année à venir.


Il y a tant d'autres sujets brûlants en ce moment… Pourquoi dédier une année entière au volontariat ?


Marian Harkin : En Europe, une personne sur cinq fait du volontariat. Cela concerne donc de nombreux citoyens. En parlant de sujets brûlants, vous faites sans doute référence à la crise économique ; croyez-moi, je connais bien la situation et je suis convaincue que le volontariat peut contribuer à la cohésion sociale dans le climat actuel.


Le volontariat a une longue tradition dans les pays occidentaux. Néanmoins, dans les pays de l'ancien bloc de l'est, tout ce qui est nouveau est suspect, y compris le volontariat…


MH : Le volontariat est très lié à la culture et à la tradition. J'ai discuté avec de nombreux députés européens et organisations non gouvernementales dans différents pays. Une Tchèque m'a ainsi dit que si vous faites du volontariat, les anciennes générations pensent que vous êtes fous. Mais elle a bien souligné que les jeunes ont une vision différente.


Est-ce que l'Année européenne du volontariat pourrait aider à changer cela ? Et comment?


MH : Le volontariat doit trouver sa place [dans chaque pays] et cette place peut être bien différente de ce qui se fait au Royaume-Uni, en France ou en Italie. L'Année européenne ne doit pas tant changer les comportements que les circonstances dans lesquelles le volontariat s'exerce. C'est en changeant le contexte que les comportements évolueront. C'est une opportunité, pour les citoyens des nouveaux Etats membres de l'UE, de découvrir ce que le volontariat peut signifier dans leur propre pays.


Quel sera le rôle des députés européens et du Parlement européen au cours de cette année du volontariat ?


MH : Au sein du Parlement, nous avons créé un groupe qui s'occupe de volontariat et nous avons envoyé à tous les députés des informations sur les organes de coordination au niveau national. Ils peuvent ainsi se renseigner sur ce qui est organisé dans leur propre pays ou leur propre région et voir comment ils peuvent s'impliquer. (…) Il est également crucial que le Parlement travail activement avec l'Alliance [qui rassemble 33 réseaux européens travaillant sur la problématique du volontariat].


Nous espérons enfin proposer, d'ici la fin de l'année, des politiques dans ce domaine et demander à la Commission européenne de lancer un Livre vert.

N.B.: L'interview a été réalisée en anglais.

REF. : 20110103STO11188
 
 
 
Le volontariat en Europe
 

100 millions de volontaires

 
 

Plus de 40 % des Britanniques, Suédois, Néerlandais et Autrichiens exercent une activité volontaire.

 
 

En revanche, cela ne concerne que moins de 10 % des Bulgares, Grecs, Italiens et Lituaniens.