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Strong - but not invulnerable. Despite an impressive 4 metres and 600kg, the blue fin tuna is an endangered species. And why? Overfishing and illegal catches....(read more) Facebook La position européenne sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM), peu claire et critiquée récemment, devrait être modifiée. La Française Corinne Lepage (Alliance des démocrates et des libéraux) travaille sur le sujet au sein de la commission parlementaire de l'environnement. Son rapport, qui vise à permettre aux Etats qui le souhaitent d'interdire la culture d'OGM, sera débattu ce lundi après-midi à 15h. Nous l'avons rencontrée.
Pourquoi une modification de la directive européenne sur les OGM est-elle nécessaire ?
Corinne Lepage : L'initiative de cette modification ne vient pas du Parlement mais de la Commission. Elle a pris en compte le fait que beaucoup d'Etats ne veulent pas cultiver d'OGM parce que les populations ne le veulent pas. C'est donc un petit pas en direction de tous nos concitoyens européens qui ne veulent pas voir d'OGM plantés chez eux.
Selon un sondage Eurobaromètre, les Européens ne font pas confiance aux OGM. En quoi le nouveau règlement changera-t-il la vie quotidienne des citoyens ?
CL : Il permettra aux pays qui le voudront, et donc aux populations qui l'exigeront de leur gouvernement, de ne plus planter d'OGM de manière régulière. Alors qu'aujourd'hui les pays qui résistent - je pense notamment à l'Autriche et à la Hongrie - risquent de voir la Commission essayer de les forcer à changer de mesures.
Ce que les gens veulent, c'est pouvoir ne pas consommer d'OGM. Pour qu'ils puissent ne pas consommer d'OGM, il faut qu'il y ait des zones dans lesquelles les cultures soient sans aucun OGM. La modification proposée le rendra juridiquement possible.
Lundi, votre projet de rapport sera examiné en commission. En tant que rapporteur, prônez-vous déjà des modifications à la proposition de la Commission ?
CL : Oui. Je propose des modifications de manière à sécuriser le projet. Le projet qui nous a été transmis est peu sûr sur un plan juridique dans la mesure où la Commission ne donne aucun motif. Ma proposition consiste à donner des motifs précis, permettant aux Etats membres d'interdire sur leur territoire les OGM tout en laissant en place un système communautaire d'évaluation.