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Strong - but not invulnerable. Despite an impressive 4 metres and 600kg, the blue fin tuna is an endangered species. And why? Overfishing and illegal catches....(read more) Facebook Soixante-trois pour cent des citoyens européens ne souhaitent pas consommer de viande issue d'animaux clonés. Face à ce constat, le Parlement européen envisageait d'en interdire la vente. Las, les Etats européens l'ont refusé lors d'une ultime négociation. La législation européenne, qui date de 1997, stipule que la viande d'animaux clonés doit être soumise à autorisation pour être mise sur le marché. La viande issue de la descendance des animaux clonés est, elle, libre de toute réglementation.
La position du Parlement européen était claire. Il voulait interdire la commercialisation, sur le marché européen, de viande d'animaux clonés ou de leurs descendants. Les Etats membres et la Commission européenne, de leur côté, se disaient favorables à la commercialisation de la viande issue de la progéniture d'animaux clonés.
L'Agence européenne de sécurité des aliments n'a mis en lumière aucun risque de santé publique mais les députés s'inquiètent du bien-être animal (de nombreux animaux clonés meurent prématurément ou sont malformés), de questions éthiques ainsi que de la réduction de la diversité génétique et, partant de là, de la résistance aux maladies.
Une proposition de compromis rejetée
Arguments contre arguments, les deux parties se sont rencontrées une dernière fois lundi soir. Sans accord, la législation européenne ne peut évoluer. Malgré une concession majeure des parlementaires européens, prêts à abandonner l'interdiction de mise sur le marché contre un étiquetage des produits dérivés d'animaux clonés, les Etats n'ont pas voulu infléchir leur position. Tout au plus acceptaient-ils un étiquetage limité à la viande de bœuf.
« Il est très frustrant de constater que le Conseil (représentant les Etats membres) n'a voulu pas écouter l'opinion publique », ont regretté le président de la délégation du Parlement Gianni Pittella (Socialistes et démocrates) et le rapporteur Kartika Liotard (Gauche unitaire). « Nous avons fait un effort énorme pour arriver à un compromis mais nous n'étions pas prêts à trahir les droits des consommateurs. (…) L'étiquetage de tous les produits alimentaires issus de la descendance des animaux clonés représente un strict minimum ».