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Avion : les liquides toujours interdits dans les bagages à main

Transports 20-05-2011 - 10:41
 
 
Présentation d'un scanner pour les liquides à l'aéroport de Berlin-Schönefeld, le 27 avril 2011. Cet appareil pourrait permettre d'autoriser les liquides dans les bagages à main à l'avenir. ©BELGA/DPA/Tim Brakemeier   Présentation d'un scanner pour les liquides à l'aéroport de Berlin-Schönefeld, le 27 avril 2011. Cet appareil pourrait permettre d'autoriser les liquides dans les bagages à main à l'avenir. ©BELGA/DPA/Tim Brakemeier

Faut-il lever l'interdiction des liquides dans les avions ? Actuellement, les passagers n'ont pas le droit d'emporter des bouteilles de plus de 100 millilitres dans leurs bagages à main. Liquides, gels et aérosols peuvent en effet servir à la fabrication d'explosifs lors du vol. La Commission européenne, qui envisageait de lever partiellement l'interdiction, a fait marche arrière devant l'intransigeance de certains Etats. Une décision qui divise les députés européens.


L'interdiction des liquides dans les bagages à main date de 2006, quand un terroriste a essayé de faire exploser un vol à partir de matière liquide potentiellement dangereuse. Dès 2007, le Parlement européen appelait la Commission européenne à abroger l'interdiction dès que possible sans mettre en danger la sécurité des passagers.


Fin avril 2011, les Etats européens étaient censés assouplir les mesures en autorisant le transport de liquides achetés en duty free dans des pays tiers. Néanmoins, face à l'intransigeance de certains Etats qui craignaient une trop grande « confusion » pour les passagers, la Commission européenne a fait marche arrière et a annoncé que la levée de l'interdiction devrait intervenir en 2013, quand de nouveaux portiques de détection des liquides dangereux auront été mis en place dans tous les aéroports.


Principe de précaution ou lobby aéroportuaire ?


Le Britannique Brian Simpson (Socialistes et démocrates), président de la commission parlementaire des transports, craint néanmoins que la date-butoir de 2013 ne soit pas respectée. « Tout cela est une question de coût et non de sécurité », argumente-t-il., se basant sur le fait que certains Etats étaient prêts à assouplir les règles. Il pense que les grands aéroports rechignant à acheter l'équipement nécessaire pour la sécurité des passagers se servent de l'argument sécuritaire comme d'un paravent.


Le Néerlandais Peter van Dalen (Conservateurs et réformateurs) estime quant à lui que le risque terroriste a augmenté avec la mort de Ben Laden et que l'Union européenne doit attendre que les portiques de détection des liquides soient fonctionnels avant de réviser toute législation. L'Allemand Dieter-Lebrecht Koch (Parti populaire) partage cet avis et salue la décision de la Commission qui «diminue l'insécurité, la confusion et la bureaucratie pour les voyageurs ». On se retrouve somme toute face à un clivage droite-gauche assez classique sur les questions de sécurité.

REF. : 20110513STO19337