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Session plénière du 14 au 17 novembre 2011

Stratégie en faveur des Roms : les députés demandent des actions concrètes

 
 
Petite fille Rom ©MaxPPP   ©MaxPPP

Les députés ont critiqué la Commission européenne qui n'irait pas, selon eux, assez loin en matière de lutte contre les discriminations dont souffre la communauté Rom. Ils demandent aux Etats membres de l'UE de préparer des stratégies nationales d'ici la fin de l'année.


La communauté Rom représente 10 millions de personnes en Europe et une grande partie d'entre eux vivent dans une extrême pauvreté. Seulement 40 % des enfants iraient à l'école (contre 97 % en moyenne pour l'ensemble de la population) et 10 % suivraient des cours dans le secondaire, a rappelé l'Italienne Roberta Angelilli (Parti populaire) lors d'un débat en séance plénière le 16 novembre.


La stratégie européenne en faveur des Roms a été adoptée en avril dernier par la Commission européenne. Elle appelle les Etats membres à agir et lui soumettre des stratégies nationales dès que possible. « Ce n'est qu'un début. Il faudra des programmes complexes pour arriver à des résultats tangibles », met cependant en garde la Hongroise Lívia Járóka (Parti populaire), qui a suivi le dossier pour le Parlement au début de l'année.


Un enjeu national


Lors du débat, la représentante du Conseil de l'UE, la secrétaire d'Etat polonaise Elzbieta Radziszewska, a affirmé que son institution se tenait prête à aider les Etats membres.


La commissaire Androulla Vassiliou a exprimé le volontarisme de la Commission européenne sur ce dossier. Un discours qui n'a sans doute pas totalement convaincu la Roumaine Renate Weber, qui souhaite que l'expulsion des Roms de certains Etats membres soient fermement condamnée par la Commission.



Par ailleurs, l'Autricien Hannes Swoboda (Socialistes et démocrates) a regretté le manque d'information sur les stratégies nationales et le façon dont les fonds européens sont utilisés.


Enfin, l'Italienne Mara Bizotto (Europe de la liberté et de la démocratie) a pris les autres orateurs à contre-pied en qualifiant la stratégie d'« hypocrite » et en affirmant qu'il ne servait à rien de dépenser de l'argent pour l'intégration des Roms si ceux-ci ne montrent aucune volonté de s'intégrer.