Accès direct à la navigation principale (appuyer sur "Entrée")
Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée") (appuyer sur "Entrée")
NOT FOUND ! (appuyer sur "Entrée")

Session plénière du 12 au 15 décembre 2011

La crise a un impact sur le secteur de la défense

 
 
Krzysztof Lisek a écrit un rapport sur l'impact de la crise sur le secteur de la défense.   Krzysztof Lisek a écrit un rapport sur l'impact de la crise sur le secteur de la défense.

A la suite de la crise, la tendance est à la réduction des budgets de défense. « Les réductions non coordonnées des budgets de défense pourraient entraîner une baisse de la capacité militaire de l'Europe», met en garde le député polonais Krzysztof Lisek (Parti populaire), qui a écrit un rapport sur le sujet. Néanmoins, la crise serait une opportunité pour plus d'intégration et une mutualisation des moyens. M. Lisek a répondu à nos questions avant le débat avec la Haute représentante Catherine Ashton, mardi 13 décembre.


La crise touche tous les secteurs.  Pourquoi avez-vous voulu attirer l'attention sur celui de la défense ?


Krzysztof Lisek : La défense et la sécurité sont des domaines importants. La plupart des activités de ce secteur sont stratégiques et exécutées sur de longues périodes. Il n'est pas possible de construire un acteur fort sur la scène mondiale, doté d'une bonne stratégie, en un an ou deux ans. Par conséquent, nous soulignons les nombreuses questions qui doivent être traitées le plus tôt possible et dont le résultat sera visible à long terme. 


Votre rapport suggère que la crise est une opportunité pour l'intégration des politiques de défense de l'UE. Quelles sont les opportunités de mutualisation et de partage ?


KL : Je pense que la crise peut être une sonnette d'alarme pour l'Europe, afin qu'elle utilise son potentiel et agisse comme acteur mondial, en parlant d'une seule voix.


A propos de la mutualisation et du partage, je pense en particulier au transport stratégique et tactique, au soutien logistique, à l'entretien, aux capacités spatiales, à la cyber défense, au soutien médical, à l'éducation et la formation. Je serais content de voir plus d'initiatives de mutualisation et de partage concernant les hélicoptères de transport, le ravitaillement en vol, la surveillance maritime, les systèmes aériens sans pilote, la protection contre les risques chimiques, biologiques et nucléaires, la communication par satellite etc. La liste pourrait être encore  plus longue - cela montre le grand nombre de domaines dans lesquels nous pouvons optimiser nos ressources.


Les Etats membres dépensent collectivement 200 milliards d'euros par an pour la défense. Cela représente seulement un tiers du budget de la défense des Etats-Unis mais cela reste un montant important. Comment cette somme pourrait-elle être utilisée à meilleur escient ?


KL : Nous aimerions voir plus de coopération entre l'UE et l'OTAN. Nous voudrions une normalisation et une interopérabilité. Je pense que l'Agence européenne de défense (AED) devrait jouer un rôle plus important. J'espère que plus d'importance sera donnée à la standardisation de l'équipement et l'établissement d'un marché unique de la défense.


Je suis un peu déçu par le résultat du dernier Conseil des ministres de la défense du 30 novembre 2011. Ils n'ont pas soutenu la création d'un quartier général européen, qui permettrait à l'Europe d'agir rapidement comme dans le cas de la crise au Libye. Je ne comprends pas pourquoi ils ne veulent pas augmenter le budget de l'AED.


J'espère que mon rapport aidera à faire avancer les choses. Les changements sont inévitables. Plus vite nous nous y confronterons et mieux ça sera.


L'interview a été réalisée en anglais.

 
 
 
En savoir plus