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Les députés et le commissaire Kallas débattent du naufrage du Costa Concordia

Tourisme 25-01-2012 - 18:40
 
 
Le paquebot Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier 2012 au large de la Toscane ©BELGA_AFP_F.Monforte   Le paquebot Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier 2012 au large de la Toscane ©BELGA_AFP_F.Monforte

Les députés de la commission des transports ont exprimé leur inquiétude au sujet de la formation à l'évacuation des paquebots et suggéré de limiter la taille des navires de croisière, lors d'un débat avec le commissaire Siim Kallas ce mardi. L'enquête sur le naufrage du Costa Concordia devrait aider à réformer les règles de sécurité sur les navires. De nouvelles mesures pourraient être présentées avant la fin de l'année, a indiqué le commissaire.


Le paquebot de croisière italien Costa Concordia a partiellement coulé le 13 janvier 2012 après avoir heurté un récif près de l'île de Giglio, avec plus de 4 000 passagers et membres d'équipage à bord. Le naufrage a causé la mort de 16 personnes et 20 autres sont encore portées disparues. En plus du drame humain, c'est une catastrophe écologique qui pourrait se préparer avec des réservoirs qui contiennent plus de 2 000 tonnes de carburant.


Le Britannique Brian Simpson (Socialistes et démocrates), président de la commission parlementaire du transport et du tourisme, a souligné la nécessité de coopérer avec les autorités italiennes chargées de l'investigation et d'attendre les résultats. Il a félicité l'équipage, qui a assuré l'évacuation des passagers, et les équipes de secours.


De nombreuses questions en suspens


« Les règles actuelles ont-elles été respectées ou pas ? ». La question est dans toute les bouches et Siim Kallas s'en est fait le porte-parole. A la suite du naufrage du Titanic, il existe en effet depuis 1914 une convention internationale traitant de la sécurité maritime. 


« Qu'est-il arrivé au navire ? », s'est interrogé l'Italien David-Maria Sassoli (Socialistes et démocrates) : « apparemment la boîte noire est cassée. Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé », a t-il ajouté.


« Le problème n'est pas l'absence de règles mais leur non-respect », a accusé l'Italien Carlo Fidanza (Parti populaire). « Il faut attendre les résultats [de l'enquête] avant de prendre de quelconques mesures », a-t-il ajouté, prônant la défense du secteur et de ses employés.


« Le paquebot naviguait très proche de la côte » a dénoncé l'Italienne Debora Serracchiani (Socialistes et démocrates).


« Ce n'est pas une tragédie italienne car la plupart des victimes n'étaient pas italiennes, c'est une tragédie européenne » a souligné l'Italien Giommaria Uggias (Libéraux et démocrates). Il a ajouté qu'il y avait « trop de personnes à bord : ce n'est pas possible d'évacuer autant de gens en quelques minutes ».



Une erreur humaine ?


« Environ 80 % des accidents de transport sont dus à une erreur humaine. (…) Malgré toutes les nouvelles technologies, la composant humaine reste essentielle, avec ses forces et ses faiblesses. La communauté maritime internationale a évolué d'une approche qui cherchait des solutions technologiques à une approche plus centrée sur le facteur humain » indique la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW).


La tradition maritime veut que le capitaine soit le dernier à quitter un navire qui coule, mais ceci ne doit pas être rendu légalement contraignant, a indiqué le commissaire Kallas.


L'Agence européenne de sécurité maritime, basée à Lisbonne, est chargée d'aider les Etats membres à réagir en cas d'accident au large de leurs côtes.

REF. : 20120120STO35897