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Réconcilier austérité et croissance : le Président Schulz au sommet européen

Institutions 30-01-2012 - 17:52
 
 
Martin Schulz à son arrivée au Conseil européen, lundi 30 janvier 2012. ©BELGA_B.Doppagne   Martin Schulz à son arrivée au Conseil européen, lundi 30 janvier 2012. ©BELGA_B.Doppagne

Pour la première fois depuis qu'il a pris ses fonctions, le Président du Parlement Martin Schulz s'est adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement européens, réunis à Bruxelles pour un sommet ce lundi. Il leur a rappelé que le Parlement européen devait être partie prenante des débats sur la crise de la zone euro. Il a aussi souligné que les cures d'austérité ne sortiraient pas l'Europe de l'ornière si elles ne sont pas accompagnées d'investissements dans la croissance et l'emploi.


« Les citoyens attendent de nous des réponses à leurs préoccupations quotidiennes, (...) Il est temps d'aborder la question de savoir comment tirer l'Europe de la crise », a expliqué Martin Schulz, commentant le débat actuel sur la forme légale que devrait prendre un nouveau traité pour stabiliser les pays très endettés de la zone euro.


Quatre propositions sur la table


« Nous voulons une taxe sur les transactions financières », a rappelé Martin Schulz. C'est en effet l'un des chevaux de bataille du Parlement européen. Une telle taxe pourrait rapporter quelque 200 milliards d'euros chaque année dans l'UE.


« Nous voulons des euro-obligations, a-t-il continué, pour atténuer la crise de la dette et stabiliser le système bancaire ». « Nous voulons une agence de notation européenne qui mette fin au monopole américain et échappe à tout conflit d'intérêts », a-t-il ajouté. Enfin, « nous voulons une initiative européenne en faveur de la croissance (...) qui emploierait les milliards de fonds européens que les États membres n'ont pas utilisés ».


Néanmoins, au lieu de cela, de nombreux gouvernements se concentrent uniquement sur la discipline budgétaire, une stratégie jugée autodestructrice selon beaucoup, a regretté le Président du Parlement.


Eviter la scission de l'Europe


Il a également appelé les dirigeants européens à lutter contre toute division : « nous ne pouvons admettre que l'UE éclate ou qu'une Europe à plusieurs vitesses soit consolidée. Divisés, nous sommes faibles; unis, nous sommes forts ».


Enfin, il a martelé que l'union budgétaire en préparation devait être soumise au contrôle du Parlement européen et des parlements nationaux. Selon lui, les 26 pays de cette union devraient participer aux sommets européens, qu'ils soient membres de la zone euro ou non, de même que le Parlement européen.

N.B.: Lien vers le discours complet de Martin Schulz ci-contre.

REF. : 20120130STO36533