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Partager les risques pour favoriser l'investissement privé

Affaires économiques et monétaires 17-04-2012 - 16:05
 
 
Calculette et billets de banque ©BELGA_BELPRESS   ©BELGA_BELPRESS

Les projets de développement souffrent en Europe par manque de financement. Les banques et les investisseurs des pays frappés par la crise rechignent à prêter des fonds. Or, sans financement privé, les projets cofinancés par le budget européen ne peuvent voir le jour. Les députés débattront, mercredi 18 avril, d'une modification des règles qui permettrait à l'UE d'accorder des prêts ou garanties supplémentaires afin de maintenir les projets en cours.


La proposition vise à s'assurer que les Etats membres recevant des aides européennes en raison de leur instabilité financière (Grèce, Irlande, Portugal et Roumanie) soient en mesure de continuer à cofinancer les grands projets, qui sont nécessaires à la reprise de la croissance : construction d'autoroutes, infrastructures stratégiques...


Selon la proposition, ces États pourraient demander à la Commission d'utiliser une partie des fonds comme garantie pour le secteur privé - de façon à diminuer le risque pour celui-ci et l'inciter à investir. Ainsi, les projets financés en partie par le Fonds européen de développement régional et le Fonds de cohésion ne seraient pas suspendus, comme c'est le risque actuellement.


Toutefois, ce ne serait qu'une mesure exceptionnelle et temporaire. Les fonds structurels et de cohésion ne peuvent normalement pas être utilisés de cette façon car cela constitue une aide d'Etat au secteur privé, ce que le droit européen interdit.

N.B.: Jeudi 19 avril, les députés voteront le rapport de la Polonaise Danuta Maria Hübner (Parti populaire), qui a coordonné la position du Parlement.

REF. : 20120413STO42886