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Photo of the day: Young visitors on the "Solidarność" ("Solidarity") Esplanade in front of the European Parliament. Facebook
Growth + #development aid = fighting #poverty. This is the recipe discussed during a meeting of parliamentarians from EU and the African, Caribbean and Pacific...(read more) Facebook Le 9 mai est la Journée de l'Europe. Pour célébrer l'anniversaire de la création de l'Union européenne, le Parlement a tenu un débat sur l'avenir de l'Europe en présence du Président Martin Schulz. Avec la crise, l'Union Européenne et sa monnaie unique sont remis en question, comme tous les intervenants ont convenu. Certains ont réclamé une Europe plus forte et d'autres demandé des mesures d'austérité moins importantes ou des changements encore plus profonds.
Le Président Martin Schulz a demandé aux citoyens européens d'être courageux face à la crise, rappelant à tous que l'Europe a été construite par "une révolution tranquille" malgré les ravages de la guerre. "Mais pourquoi la crise actuelle, comme une force centrifuge, nous divise plutôt que de nous rapproche ?" L'euro est en danger. Il devient "le symbole des égoïsmes nationaux, voire de la division", a-t-il averti. Si la discipline budgétaire est essentielle, la croissance l'est aussi et c'est "seulement ensemble que nous pouvons agir pour empêcher le déclin économique de l'Europe et stopper le chômage". Aujourd'hui, Journée de l'Europe, "nous devons penser d'où nous venons et ce que nous avons réalisé".
Le Français Joseph Daul (Parti populaire) a souligné l'importance de la déclaration de Robert Schuman dans la construction d'une Europe économique et politique. Selon lui, la réduction de la dette et la croissance ne peuvent être séparées : les investissements dans la croissance ne peuvent pas être faits en augmentant les dépenses. L'Europe devrait, plutôt chercher à augmenter sa croissance en étant plus compétitive. Cela peut être fait en complétant le marché unique, en investissant dans la recherche et le développement, en réduisant les formalités administratives et en aidant les PME.
L'Autrichien Hannes Swoboda (Socialiste et démocrates) a déclaré : "vous avez parlé des changements, des défis, mais il y a aussi des déceptions. Les élections grecques sont une déception. Les Grecques se battent contre les injustices sociales et ils ne comprennent pas les réformes nécessaires . Nous devons penser aujourd'hui à la construction et la reconstruction de l'Europe. L'austérité plombe l'investissement public au lieu de créer de la croissance et de l'emploi, en particulier pour les jeunes".
Le Belge Guy Verhofstadt (Libéraux et démocrates) a appelé à un fédéralisme en Europe. "L'Europe a été mise de côté, avec un ralentissement de son économie et une population vieillissante. Elle n'a aucune ambition, aucune feuille de route, aucun espoir. Le fédéralisme européen est le seul moyen de s'en sortir". Il a proposé d'ajouter des mesures tournées vers la croissance au pacte budgétaire, d'augmenter le capital de la Banque européenne d'investissement, d'introduire des "project bonds" et de mutualiser les dettes souveraines.
Le Français Daniel Cohn-Bendit (Verts) a averti que "nous ne devrions pas sous-estimer ce qui s'est passé dans les élections" en Grèce, en France et ailleurs en Europe. "Si l'Europe veut être démocratique, elle doit répondre aux craintes des gens". Répondre qu'il n'existe pas d'alternatives aux politiques actuelles est risqué. "Faites très attention : si nous disons qu'il y a pas d'autre solution, les citoyens trouveront d'autres solutions et parfois elles sont terribles. La démocratie est une recherche d'alternatives".
Le Britannique Martin Callanan (Conservateurs et réformistes) a expliqué le monde avait changé depuis l'époque de la déclaration Schuman. Plutôt que de prétendre avoir toutes les réponses, l'UE devrait supprimer le fardeau de la paperasserie pour les petites entreprises et faire confiance aux citoyens qui savent ce qui est bon pour eux. L'Europe doit être construite sur des principes de liberté, de démocratie nationale. L'Europe devrait être plus efficace en faisant moins.
Le Britannique Nigel Farage (Europe de la liberté et de la démocratie) a déclaré : "Tout a mal tourné dans l'UE - le Titanic a frappé l'iceberg". Il a parlé de "l'Europe de l'échec économique, du chômage massif, de la croissance faible et de la pression de l'euro". Toutefois, une "rébellion démocratique a commencé bien que les élections législatives en Grèce rappellent les élections allemandes en 1932". "Nous devons briser la zone euro, nous devons construire une nouvelle Europe fondée sur le commerce" a-t-il conclu.
Le Français Patrick Le Hyaric (Gauche unitaire) a déclaré que de nouvelles politiques sont nécessaires pour éviter l'implosion de l'Europe. "Nous devons tirer des leçons : dans plusieurs pays européens, les partis politiques soutenant l'austérité ont perdu. La volonté du peuple grec de rechercher une nouvelle voie doit être respectée et le mémorandum de la troïka abandonnée. Nous avons besoin de croissance, de programmes sociaux et de développement et d'un nouveau rôle pour la banque centrale afin d'améliorer le pouvoir d'achat".