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The chat with Jan Philipp Albrecht, who is charge of steering the data protection proposal through Parliament, has just started! Don't miss the opportunity to...(read more) Facebook Plan sociaux, chômage, précarité mais aussi incertitudes liées à la crise économique ont un impact sur la santé mentale des Européens. Les troubles psychologiques et les suicides sont en augmentation, selon une récente étude. "Pas question donc de sacrifier la sécurité sociale sur l'autel de l'austérité", affirment les eurodéputés.
Le 19 juin, un atelier consacré à la "santé mentale en temps de crise" a été organisé au Parlement par la commission de l'environnement et de la santé publique. Elle a réuni experts et eurodéputés. Car il y a urgence. Selon une récente étude, une augmentation de 1 % du taux de chômage entraîne une hausse presque équivalente du nombre de suicides, de l'ordre de 0,8 %.
Pour Glenis Willmott, Britannique et membre du groupe Socialistes & démocrates (S&D), en période de crise, cette question de la santé mentale mérite une attention spéciale. Il rappelle qu'en Grèce, "les suicides ont augmenté de 40 % dans la première moitié de 2011". C'est pourquoi la "prévention doit jouer un rôle de premier plan dans le programme européen de santé 2014-2020".
David McDaid, un expert de la London School of Economics, le "surendettement multiplie les chances de développer une dépression, de l'anxiété et des troubles obsessionnels compulsifs". Pour éviter de telles situations, "les services sociaux doivent être soutenus par une stratégie d'investissements". Des solutions doivent être trouvées pour aider ceux et celles qui se retrouvent dans des situations d'endettement.
Un réseau efficace de services sociaux
Pour Jose Luis Ayuso-Mateos, professeur en psychiatrie de l'Université autonome de Madrid, "certains facteurs socio-économiques augmentent le risque de souffrir de troubles mentaux ainsi que le taux de suicide : les conditions économiques, l'absence de soutien social, la culture nationale". Selon lui, les expériences passées ont montré qu'en période de crise, "les Etats doté d'un système social solide ne voient pas leur taux de suicide augmenter".
Durant la réunion, Roberto Bertollini, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) auprès de l'UE, a quant à lui suggéré des mesures pour réduire les coûts humains de la crise économique : "des stratégies axées sur l'emploi et l'aide contre le surendettement, l'amélioration des services de santé et le renforcement de la solidarité familiale".