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La police chinoise utiliserait la torture mentale et physiques pour faire parler les dissidents du régime comme les partisans du Falun Dafa. BELGA/AFP/T.BLACKWOOD Privation de sommeil, de nourriture, coups physiques ou humiliations… Chaque jour, des hommes, des femmes ou des enfants sont torturés ou maltraités aux quatre coins du globe. Mais comment lutter contre la torture ? Le 26 juin, pour la Journée internationale de soutien aux victimes, le Parlement européen a planché sur des solutions à apporter.
C'est le 21 juin dernier que les membres de la sous-commission aux droits de l'Homme, accompagnés par des experts, ont débattu de l'actualisation des lignes directrices européennes sur la torture. Ces recommandations doivent être utilisées par l'UE lors de négociations avec des pays tiers, comme au sein de discussions dans des forums multilatéraux -Comité de l'ONU contre la torture (CAT), voire du Sous-comité des Nations Unies pour la Prévention de la Torture. L'objectif principal vise à soutenir et renforcer les efforts actuels pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements.
Pour l'avocate et consultante aux droits de l'homme, Anna-Lena Svensson-McCarthy, cette mise à jour du texte permettra de "donner des outils adaptés aux fonctionnaires européens". Il est en outre nécessaire d'adopter "une approche globale et de renforcer le dialogue politique entre l'UE et les pays tiers". Afin d'assurer la mise en œuvre de ces recommandations, les Etats membres doivent "promouvoir les valeurs de droits de l'homme véhiculées par Bruxelles, sachant que les politiques intérieures et extérieures de l'UE se doivent d'être cohérentes et consistantes".
Pour le Secrétaire général de l'Association pour la Prévention de la Torture, Mark Thomson, "l'UE devrait rejoindre la stratégie globale de lutte contre la torture - le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies contre la torture."
"Sans justice pour les victimes ni abolition de l'impunité, la torture ne cessera pas," a ainsi déclaré Barbara Lochbihler, eurodéputée allemande, membre des Verts et présidente de la sous-commission aux droits de l'Homme. Il est donc nécessaire et urgent que l'UE respecte et fasse mettre en œuvre ces recommandations. "La nomination d'un représentant spécial de l'UE aux droits de l'homme sera certainement d'une grande aide dans cette mission".
Le 26 juin 1987, la Convention contre la torture est entrée en vigueur.
En 1997, l'Assemblée générale des Nations unies décide de marquer cette date historique d'une pierre blanche et lance la Journée mondiale de soutien aux victimes le 26 juin.
La première journée internationale s'est tenue le 26 juin 1998.