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La liberté de circulation au sein de l'espace Schengen est-elle menacée ? L'austérité est-elle le seul remède à la crise économique ? Les cyber-attaques présent-elles un risque pour les infrastructures-clés européennes ? Tour d'horizon de ces questions et d'autres, abordées par les eurodéputés durant la plénière.

Une première. En réponse à la déclaration des chefs de gouvernement des Vingt-Sept sur l'exclusion du Parlement des décisions concernant l'espace Schengen, des députés ont opté pour la "grève institutionnelle." Jeudi, le Président Martin Schulz et les leaders des groupes politiques ont déclaré que le Parlement suspendrait sa coopération avec le Conseil sur cinq dossiers clés, jusqu'à ce que le conflit sur la gouvernance de Schengen soit résolue.


L'UE a besoin d'un budget solide financé par ses propres ressources, incluant une taxe sur les transactions financières ou une nouvelle TVA, ont déclaré les eurodéputés, en prévision du Conseil des 28 et 29 juin.


La prochaine étape de la législation sur la gouvernance économique doit s'orienter vers la croissance et la responsabilité démocratique. C'est ce qu'on affirmé les députés lors de l'adoption de la position du Parlement, introduisant, entre autres, une protection légale pour les Etats en faillite.


Oui à l'accord d'échange commercial avec le Pérou et la Colombie mais pas question qu'il se fasse au dépens des droits des travailleurs : c'est la ferme position affichée par le Parlement lors de la visite d'Ollanta Humala, le Président péruvien, mercredi.


La conclusion d'un accord de libre échange avec le Japon pourrait faire du mal à l'industrie automobile européenne et les parlementaires ont demandé au conseil d'attendre leurs propositions avant de lancer les négociations sur le sujet.  


Iliana Ivanova, parlementaire bulgare, membre du Parti populaire (PPE) devrait quitter l'hémicycle pour la Cour des comptes européenne : sa candidature vient d'être approuvée en plénière. La décision finale sur sa candidature est désormais entre les mains du Conseil.


Mardi, les derniers développements au Tibet ont été évoqués avec la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton qui a déclaré : "l'UE est concernée par la détérioration de la situation, récemment illustrée par la vague d'immolations".


Les eurodéputés ont également adopté de nouvelles règles sur l'étiquetage et le contenu de l'alimentation pour bébés et personnes fragiles, afin de mieux protéger les consommateurs et renforcer la transparence des produits alimentaires


Des mesures de protection contre les cyber-attaques ont également été votées, concernant les infrastructures spécifiques de l'UE, ce qui signifie restreindre leur accès si une agression directe représente une menace sévère à leur fonctionnement.


Après le scandale sur les prothèses mammaires PIP, les eurodéputés ont voté pour instaurer un registre, des contrôles plus stricts et une traçabilité de ces implants, ainsi qu'une autorisation préalable à la mise sur le marché.