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©AP Images/ European Union-EP 

Qu’elles soient publiques ou privées, de nombreuses données numériques autour de notre identité, notre façon de vivre et nos intérêts sont collectées quotidiennement. Elles peuvent ensuite être analysées et s'avérer très utiles pour des entreprises ou des services publics. Qu’en est-il alors de la protection de la vie privée ? Lundi 26 septembre, les députés de la commission des libertés civiles se sont penchés sur la question du « big data » et de ses défis.

Qu’est-ce que le big data ?


Chaque jour, des quantités importantes de données sont collectées grâce à notre historique de navigation, notre activité sur les réseaux sociaux ou encore par le biais de capteurs liés à des objets connectés.


Ces mégadonnées en disent beaucoup sur nous : âge, localisation, voire même intérêts ou état de santé. Une fois collectées et analysées, elles s’avèrent très précieuses dans des domaines tels que la publicité, l’urbanisme ou encore la santé. Ainsi, grâce aux informations recueillies, certaines entreprises sont en mesure de proposer des produits adaptés aux habitudes et aux goûts du client.


Le marché du big data est en constante évolution. D’ici à 2017, il devrait représenter 50 milliards d’euros et créer plus de 3 millions d’emplois.


Débat en commission des libertés civiles

 

La députée démocrate socialiste portugaise Ana Gomes travaille actuellement sur la rédaction d’un rapport d’initiative autour de la question du big data.


« L’économie liée aux données est florissante. Elle représente une opportunité de croissance et d’emploi car elle crée notamment de nouveaux modèles d’affaires et améliore la productivité », a-t-elle expliqué lors d’un débat en commission des libertés civiles ce lundi 26 septembre.


Les députés ont néanmoins fait part de leurs inquiétudes en qui concerne le respect de la vie privée et la protection des données. « Certains ne voient derrière le big data que des statistiques liées à d’énormes bases de données. Je pense qu’il ne s’agit pas de statistiques comme les autres car elles reposent sur des données personnelles, et qu’elles nécessitent donc une protection adéquate », a averti Ana Gomes.


Au cours de la discussion, la rapporteur a souligné trois grandes problématiques liées au big data. D’abord, la collecte et l’analyse de données personnelles peuvent faire peur, tout particulièrement après les révélations d’Edward Snowden autour des pratiques de surveillance de masse. Ensuite, ces informations pourraient être divulguées suite à une faille de sécurité, voire partagées à un tiers sans le consentement de la personne concernée. Enfin, sur base de leurs informations personnelles, certains individus pourraient se voir refuser l’accès à des services.


« Nous devons nous concentrer sur la transparence autour de la valeur et de l’utilisation des données ainsi que sur la gestion et les manières dont ces informations sont collectées et analysées. Il faut également souligner que les individus devraient avoir un droit d’accès efficace et actualisé aux informations concernant le traitement de leurs données », a conclu Ana Gomes.

 

Pour en savoir plus, consultez notre temps fort autour de la protection des données.