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Ce mercredi 1er mars, le Président de la Commission Jean-Claude Juncker a présenté au Parlement cinq scénarii possibles sur le futur de l’Europe. De la possibilité de se concentrer uniquement sur le marché unique à une intégration plus poussée, les propositions ont suscité des réactions variées de la part des députés. La plupart ont salué la tenue d’un tel débat alors même que le Royaume-Uni pourrait officiellement annoncer son départ de l’Union européenne au cours des semaines à venir.

Cinq scénarii possibles pour l’Europe  


Jean-Claude Juncker a présenté aux députés cinq possibilités sur ce que pourrait être l'état de l'Union européenne à l'horizon 2025 :


  • S’inscrire dans la continuité, c’est-à-dire poursuivre les mêmes orientations politiques qu’à l’heure actuelle
  • Rien d'autre que le marché unique, c’est-à-dire se concentrer uniquement sur les avantages de la suppression des barrières commerciales
  • Ceux qui veulent plus font plus, un scénario où les pays qui souhaitent aller plus loin peuvent le faire sans être ralentis par les autres
  • Faire moins mais de manière plus efficace, c’est-à-dire choisir certains domaines où les États membres iront vers une intégration accrue
  • Faire beaucoup plus ensemble, en d’autres termes collaborer dans davantage de domaines qu’à l’heure actuelle et mettre en commun les ressources existantes

 

Le Président de la Commission n’a pas souhaité exprimer quel scénario avait sa préférence mais a invité les députés européens, les parlements nationaux, les gouvernements et surtout les citoyens à contribuer au débat sur l’avenir de l’Europe. « Nous souhaitons écouter plutôt qu’exprimer nos points de vue », a-t-il expliqué.


Les réactions des députés


Au cours du débat en plénière, certains députés ont salué les propositions de la Commission, d’autres auraient préféré qu’un scénario précis soit choisi et certains ont estimé que la discussion était un signe de l’échec de l’Union européenne.


« Nous avons fait beaucoup d’erreurs jusqu’ici. Le Brexit en est la dernière conséquence en date, et nous devons faire en sorte qu’il reste la dernière », a déclaré le député démocrate-chrétien espagnol Esteban González Pons.


« Vous nous présentez aujourd’hui un document de réflexion et des scénarii possibles plutôt qu’un plan clair pour fortifier notre maison face à la tempête », a souligné Gianni Pittella, député démocrate socialiste italien.


Cliquez ici pour découvrir toutes les réactions des députés lors du débat.


La position du Parlement européen

 

Le 16 février dernier, les députés ont adopté trois résolutions explorant les évolutions futures de l’Union européenne.


La première résolution, rédigée par le député libéral belge Guy Verhofstadt, analyse la possibilité d’aller au-delà des outils existants et étudie l’éventualité de réformes supplémentaires.


La deuxième résolution, rédigée par la députée démocrate socialiste italienne Mercedes Bresso et le député démocrate-chrétien allemand Elmar Brok, se concentre sur ce qui peut être fait pour exploiter pleinement le traité de Lisbonne.


La troisième résolution, rédigée par le député démocrate-chrétien allemand Reimer Böge et la députée démocrate socialiste française Pervenche Berès, propose de rapprocher davantage les économies de la zone euro et de les rendre plus résistantes aux chocs extérieurs.