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Artis Pabriks a répondu en direct aux questions des internautes 

Les députés ont approuvé la création d’un corps de garde-frontières et de garde-côtes visant à sécuriser les frontières extérieures et à restaurer le fonctionnement de l’espace Schengen.

À cette occasion, nous avons organisé une session de questions-réponses diffusée en direct sur notre page Facebook avec Artis Pabriks, député démocrate-chrétien letton en charge du dossier au Parlement.

D'après Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, le nombre de détections de franchissements illégaux de la frontière de l'Union aurait atteint 1,83 million au cours de l'année 2015, contre 283 500 en 2014. Les participants à notre « Facebook Live », invités à poser leurs questions en direct au rapporteur, ont notamment demandé dans quelle mesure la création d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes pourrait aider les États membres à mieux gérer leurs frontières.

« Si un pays fait face à une pression migratoire ou criminelle, il pourra demander une assistance aux autres États membres. Dans les cinq à sept jours, il obtiendra de l’aide grâce à une réserve de 1500 gardes et d'équipements techniques. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne », a expliqué Artis Pabriks.

Cette nouvelle agence, qui réunira Frontex ainsi que les autorités nationales chargées de la surveillance des frontières, pourra venir en aide aux États membres plutôt que de prendre des décisions politiques à leur place : « Il n’y a aucune inquiétude à avoir au sujet de la souveraineté (…) Personne ne met fin à la responsabilité d’un pays à défendre ses propres frontières », a souligné le rapporteur.

Les États membres pourront néanmoins agir collectivement s’ils estiment qu’un pays n’est pas capable de sécuriser ses frontières et si ce dernier n’accepte aucune aide : « Si un tel cas se présente, la sécurité des autres pays membres de l’espace Schengen est menacée. Les autres pays pourront décider d’introduire temporairement des contrôles aux frontières avec ce pays ».

Selon Artis Pabriks, la création d’un corps européen de garde-frontières et garde-côtes démontre la capacité de l’Europe à agir rapidement : « Nous pouvons être efficaces en très peu de temps, nous avons mené ce projet en quatre ou cinq mois ».

Prochaines étapes

Après le vote en session plénière d’aujourd’hui, ce sera au tour des États membres au Conseil d’approuver la législation. « Cette agence devrait être opérationnelle dans les trois ou quatre mois. Nous espérons qu’elle puisse débuter son travail cette année », a conclu Artis Pabriks.

Cliquez ici pour visionner notre entretien avec Artis Pabriks, et abonnez-vous à notre page Facebook pour suivre les prochaines sessions questions-réponses en direct.

Consultez notre page sur la gestion des frontières européennes pour en savoir plus.