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Face à la crise des migrants, comment améliorer la sécurité aux frontières extérieures ? Découvrez les réponses apportées par le Parlement européen.

Des migrants attendant d'être identifiés à Catane, en Italie - © UNHCR/Francesco Malavolta 

1,83 million de franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne ont été dénombrés en 2015. Ce chiffre est descendu à 504 000 en 2016. La réponse de l’Union européenne à la crise des migrants inclut des mesures visant à renforcer les contrôles aux frontières et à gérer plus efficacement les demandes d’asile.

Les députés estiment que l’absence de contrôles à l'intérieur de l’espace Schengen doit aller de pair avec des mesures compensatoires renforçant les frontières extérieures. Le Parlement a notamment souligné la gravité de la situation dans une résolution adoptée en avril 2016.

L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes et l’agence de l’UE pour l’asile

En décembre 2015, la Commission a proposé la création d’une agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes afin de renforcer la gestion et la sécurité des frontières extérieures et de venir en aide aux garde-frontières nationaux.

Lancée en octobre 2016, cette nouvelle entité fusionne l’agence européenne Frontex et les autorités nationales responsables de la gestion des frontières.

Les députés ont également soutenu une proposition visant à renforcer l’actuel Bureau européen d'appui en matière d'asile pour que celui-ci devienne l’agence de l’Union européenne pour l’asile.

Celle-ci serait responsable de renforcer la coopération entre États membres, de fournir aux pays les plus touchés par la crise migratoire une assistance technique et de surveiller la répartition équitable des réfugiés entre les pays européens.

Accord avec la Turquie

L’Union européenne et la Turquie ont conclu en mars 2016 un accord visant à mettre fin aux flux de migrants en situation irrégulière arrivant en Europe depuis la Turquie. Les deux parties se sont entendues sur le retour de tous les migrants arrivés depuis la Turquie vers la Grèce. L'accord a entraîné une réduction significative du nombre de migrants entrant par les îles grecques.

Des retours plus efficaces

L’Union européenne souhaite rendre sa politique des retours plus efficace en accélérant le retour des migrants n’ayant pas droit au statut de réfugié ou à toute autre forme de protection internationale.

L’absence de documents de voyage valides est actuellement l’un des obstacles majeurs aux retours. Les députés ont donc soutenu un document de voyage standard européen pour le retour des migrants en situation irrégulière.

Une nouvelle proposition législative visant à créer une liste européenne de pays d’origine sûre est également en cours de discussions au Parlement. L’objectif est de faciliter et d’accélérer les procédures d’asile, y compris d’éventuels retours. À l’heure actuelle, ces listes sont définies à l’échelle nationale.

Lutter contre les causes profondes de l’immigration

Les conflits, la persécution, le nettoyage ethnique, l’extrême pauvreté ou les catastrophes naturelles sont autant de causes entraînant une hausse de l'immigration. Les députés souhaitent que l’Union européenne adopte une stratégie sur le long terme pour agir contre tous ces facteurs.

Un mécanisme européen visant à mobiliser 44 milliards d'euros d'investissements dans le secteur privé en Afrique et dans le voisinage de l’Union européenne a notamment été adopté en juillet.

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