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Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (BEAA) aide les pays européens à faire face aux flux de réfugiés. Le Parlement européen a reçu son rapport annuel 2016.

Le BEAA présente chaque année un rapport sur la situation des demandeurs d’asile dans l’Union européenne ainsi que la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Liechtenstein. Son rapport annuel 2016 a été présenté le 21 novembre à la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Qu’est-ce que le BEAA ?

Le BEAA a été créé en 2010. C’est une agence européenne qui aide les États membres à faire face au flux régulier de demandes d’asile et à mettre en œuvre la législation européenne dans ce domaine. Le BEAA soutient aussi les États membres où la pression est plus forte car les migrants y arrivent en premier.

« L’idée principale du Bureau européen d’appui en matière d’asile est que nous devons travailler ensemble. Nous avons besoin d’une solution européenne et non de solutions au niveau des États membres », a déclaré Péter Niedermüller, député démocrate socialiste hongrois et rapporteur sur le dossier.

 

Les flux migratoires intenses de 2015 ont imposé une réforme du régime d’asile européen commun. Le Parlement européen travaille via une proposition à renforcer le rôle du BEAA. Il deviendrait une agence européenne pour l’asile et aurait les moyens nécessaires pour aider les États membres en situation de crise mais aussi d’observer comment les autorités nationales appliquent la législation européenne.

Le rapport annuel 2016 en chiffres

1,3 million de personnes ont demandé l’asile dans l’Union européenne en 2016 ce qui représente 7% de moins que l’année précédente. 32% des demandeurs d’asile avaient moins de 18 ans.

Sur 1 148 680 décisions de première instance, 698 750 étaient positives. Les Syriens, Érythréens et Irakiens sont toujours ceux obtenant le plus le droit d’asile dans l’Union européenne.

La pression reste forte aux frontières extérieures de l’Union européenne. Plus de 511 000 passages illégaux ont été détectés, dont 382 000 nouvelles arrivées en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie. Cependant, suite à l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie, le nombre total de passages irréguliers à la frontière turque a diminué d’environ 80% (de 885 386 en 2015 à 182 534 en 2016).