Lutte contre le terrorisme : de nouveaux pouvoirs pour l’agence Europol 

 
 

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Consultez notre infographie pour en savoir plus sur Europol 

Europol, l’office de police européen, aide les États membres à lutter contre le terrorisme et la criminalité internationale. Mercredi 11 mai, les députés réunis en session plénière à Strasbourg ont approuvé de nouvelles règles pour permettre à l’agence d’intensifier ses efforts et de répondre plus rapidement aux menaces. Consultez notre infographie pour en savoir plus sur le rôle et les missions d’Europol.

Qu’est-ce qu’Europol ?

 

Europol est l’organisme européen chargé de l’application de la loi. Il assiste les États membres dans la lutte contre la criminalité internationale et le terrorisme par le biais d’échanges de renseignements, d’analyses d’informations et d’évaluations des menaces.


Europol mène plus de 18 000 enquêtes transfrontalières chaque année, autour de nombreux domaines : trafic de drogues, traite d’êtres humains, cybercriminalité…


Pourtant, l’office de police européen n’a pas le pouvoir de procéder à des arrestations ou de lancer des enquêtes directement dans les États membres.


Près de 900 personnes travaillent pour Europol à La Haye, aux Pays-Bas.


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De nouveaux pouvoirs

 

Les règles approuvées par le Parlement mercredi prévoient une création plus facile d’unités spécialisées afin de répondre à de nouvelles menaces sans délai.


Elles établissent également des dispositions claires pour certains centres existants, comme pour le centre européen de la lutte contre le terrorisme qui a débuté ses travaux le 1er janvier dernier.


Dans certains cas, Europol pourra échanger des informations avec des entités privées telles que des entreprises. Par exemple, l'agence pourra être en mesure de contacter le réseau social Facebook pour lui demander de supprimer une page web gérée par l'État islamique.


Ces nouvelles règles vont de pair avec de solides garanties sur la protection des données et des outils de contrôle démocratique.

 

Un accord a été conclu entre le Parlement et le Conseil le 26 novembre 2015. Il a ensuite été approuvé par la commission des libertés civiles le 30 novembre, puis par l'ensemble des députés le 11 mai 2016.


Prochaine étape

 

Le règlement entrera en vigueur le 1er mai 2017.