Produits alimentaires : "une législation spécifique pour les populations vulnérables" - Frédérique Ries 

 
 

Partager cette page: 

Frédérique Ries lors de notre interview, mardi 12 juin. 

Bébés, personnes hospitalisées ou intolérantes au gluten doivent suivre une alimentation spécifique. Il peut cependant être difficile d'identifier les bons produits et de savoir exactement ce qu'ils contiennent. Jeudi, les députés devraient appeler à un renforcement des règles d'étiquetage et de qualité. Entretien avec Frédérique Ries (Libéraux et démocrates), qui souhaite que l'intolérance au gluten et les régimes hypocaloriques soient couverts - des cas de figure négligés par la Commission.

Le Parlement européen a déjà légiféré sur l'étiquetage des produits alimentaires. Qu'apporteront donc ces nouvelles mesures ?


FR : C'est en effet la troisième législation qui concerne les questions alimentaires au sens large. Ce n'est pas beaucoup : en ce moment, être audible sur d'autres questions que ce qui touche à la crise est difficile.


C'est une législation spécifique et horizontale qui concerne les populations extrêmement vulnérables, c'est-à-dire les bébés, les enfants, les personnes hospitalisées, les personnes ayant des intolérances, au gluten par exemple. Ces personnes représentent entre 1 et 5 % de la population, cela dépend des pays - 2 % en Belgique par exemple.


Les aliments concernés sont les aliments spécifiques constituant la base de vrais repas (aliments sans gluten, régimes hypocaloriques...), pas seulement les gâteaux diététiques par exemple.


Le but de ces mesures est de renforcer les règles en matière d'étiquetage et les règles de qualité et de sécurité, par exemple en définissant clairement les seuils pour certains ingrédients comme le gluten. Nous souhaitons plus de cohérence et de clarté dans la législation : certaines mesures en vigueur actuellement datent de 1977, et avaient été décidées sans le Parlement européen (par la procédure de comitologie, ndlr).


Les produits importés vers l'UE seront soumis à cette législation ?


FR : Ils y seront soumis. C'est pour cela qu'on a renforcé le texte sur la surveillance du marché. Après, c'est aux Etats membres d'appliquer cette législation.

La proposition est débattue et votée en première lecture. Un accord devra être trouvé avec les Etats membres pour que la législation entre en vigueur.