Lutte contre le trafic d’espèces sauvages : les députés demandent plus d’actions 

 
 

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Notre infographie sur le trafic d'espèces sauvages 

Le trafic d’espèces sauvages est la quatrième activité illicite la plus lucrative au monde, après le trafic de drogues, la traite des êtres humains et le commerce des armes. Comment mieux protéger certains animaux en voie de disparition ? Mercredi 23 novembre, les députés réunis en session plénière à Strasbourg débattront de nouvelles mesures demandant à l’Union européenne et aux États membres d’intensifier leurs efforts pour lutter contre ce crime. Le vote aura lieu le lendemain.

Le trafic d’espèces sauvages est devenu l’une des activités criminelles les plus lucratives au monde. En plus de mettre à mal l’équilibre des écosystèmes, il menace également la survie de nombreuses espèces animales et végétales. L’Union européenne est à la fois une région de destination, de transit et d’origine.

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Selon les estimations, le trafic d’espèces sauvages génèrerait 8 à 20 milliards d'euros chaque année. Cet argent est souvent utilisé par des groupes organisés afin de financer des activités militaires ou terroristes dans les pays tiers.

Des espèces sauvages peuvent également être vendues par le biais de voies légales, sans que les clients ne soient forcément conscients de l’origine du produit.


Le plan d’action de l’Union européenne


Jeudi 13 octobre, la commission parlementaire de l’environnement a adopté un rapport d’initiative autour du plan d’action de l’Union européenne pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages. Proposé en février dernier par la Commission, celui-ci devra être mis en œuvre d’ici à 2020.


Ce plan d’action poursuit trois grands objectifs : la prévention du trafic et la lutte contre ses causes profondes, le renforcement et la mise en œuvre des règles existantes, et la coopération entre pays d’origine, de destination et de transit.


La députée libérale britannique Catherine Bearder est en charge du dossier au Parlement européen.


Selon elle, « les États membres doivent se partager les responsabilités afin de relever ce défi et de lutter contre cette forme de criminalité organisée et destructrice qui déstabilise de nombreuses régions dans le monde ».


Pour en savoir plus, consultez notre entretien.


Prochaines étapes


Le texte sera débattu par l’ensemble des députés le mercredi 23 novembre et soumis aux votes le jeudi 24 novembre.


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Cet article a été mis à jour le 21 novembre.