Le Parlement européen s’engage contre les violences faites aux femmes 

 
 

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Les bâtiments du Parlement européen à Bruxelles seront illuminés en orange ce soir en soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes (photographie prise lors des essais le 24 novembre) 

La violence touche une femme sur trois dans l’Union européenne. Le 24 novembre, les députés réunis en session plénière à Strasbourg ont demandé à l’ensemble de l’Union européenne de ratifier la convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes. À l'occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les bâtiments du Parlement européen à Bruxelles seront illuminés en orange ce soir.

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La convention d’Istanbul est un traité du Conseil de l’Europe qui vise à prévenir les violences faites aux femmes et à lutter contre celles-ci. Il s’agit du premier instrument juridiquement contraignant qui criminalise la violence liée au genre, prévoit des sanctions pour combattre l’impunité ainsi que des mesures pour protéger les victimes.  

La convention d’Istanbul est entrée en vigueur en août 2014. Même si tous les États membres ont signé le texte, seuls quatorze l’ont ratifié à ce jour, dont la France et la Belgique.


Cette semaine, le Président du Parlement européen Martin Schulz a adressé une lettre à la présidence du Conseil, demandant une accélération du processus de ratification de l’Union européenne. Les députés ont également adopté une résolution sur l’adhésion de l'UE à la convention d'Istanbul.


« La violence à l’égard des femmes est un crime sérieux répandu en Europe. Chaque jour, que ce soit chez elles, dans les espaces publics ou en ligne, les femmes et les filles continuent d’être exposées à la violence, à la discrimination et au harcèlement », a déclaré Anna Maria Corazza Bildt, députée démocrate-chrétienne suédoise et co-rapporteur du texte.


« Dans cette résolution, nous demandons aux États membres de ratifier et de mettre en œuvre la convention d’Istanbul, et nous appelons le Conseil à accélérer l’adhésion de l’Union européenne », a-t-elle expliqué.


« La violence contre les femmes et les filles est une forme extrême de discrimination et une violation de leurs droits humains. Il est important que l’Union ratifie la convention d’Istanbul, qui comprend des mesures concrètes pour mieux prévenir les violences, protéger les victimes et poursuivre les responsables », a expliqué la députée démocrate socialiste française Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, également co-rapporteur de la résolution.