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Notre infographie sur les émissions de CO2 dans le monde 

Si l’Union européenne est le troisième émetteur de CO2 au monde, elle poursuit des objectifs ambitieux en matière de politique climatique en s’engageant à réduire ses émissions de 40 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Cette semaine, les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg se pencheront sur une réforme du marché européen du carbone qui devrait permettre de diminuer durablement les émissions de gaz à effet de serre.

Lancé en 2005, le marché européen du carbone est le plus vaste système d’échange de quotas d’émissions au monde. Il oblige plus de 11 000 centrales électriques et industries à disposer d’un permis pour chaque tonne de CO2 émise.


Les entreprises doivent acquérir ces quotas d’émissions par le biais d’enchères. Certains quotas peuvent néanmoins être fournis gratuitement, en particulier aux secteurs pour lesquels il existe un risque que les entreprises déplacent leur production vers des régions aux normes environnementales mois ambitieuses.


Le nombre de quotas d’émissions mis aux enchères est réduit d’année en année. La part des quotas alloués gratuitement est également réduite, sauf pour les industries essentielles.


Pourtant, le coût des émissions de carbone est actuellement peu élevé en raison d’un surplus de quotas sur le marché. Les entreprises ne sont par conséquent pas suffisamment poussées à investir dans des technologies qui polluent moins.


Débat et vote en session plénière  


Les députés débattront lundi 13 février et voteront mercredi 15 février sur de nouvelles propositions autour du marché européen du carbone.


Le texte, rédigé par le député conservateur britannique Ian Duncan, propose notamment de réduire les crédits de carbone mis aux enchères et de doubler la capacité de la réserve de stabilité mise en place afin d’absorber les surplus de quotas.  


Le vote ouvrira la voie aux négociations avec les gouvernements nationaux.