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La commission des libertés civiles a adopté ce jeudi 15 juin une réforme de la carte bleue européenne qui permet aux ressortissants de pays tiers hautement qualifiés de travailler en Europe.

Face à une population vieillissante, l’immigration est souvent considérée comme une réponse. L'Union européenne est également confrontée à une pénurie de main-d'oeuvre dans certains secteurs qui risque de s'aggraver au cours des prochaines années. Pour l’Europe, il est donc essentiel de rester une destination attractive aux yeux des travailleurs qualifiés issus de pays tiers.

Les députés de la commission des libertés civiles ont soutenu aujourd’hui une réforme de la « directive carte bleue », une législation établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers hautement qualifiés. L’objectif est de simplifier les procédures et d’améliorer l’attrait et la visibilité de cette carte.

« À l’heure actuelle, cette carte n’est pas assez connue et pas assez médiatisée par les États membres. Certains pays préfèrent utiliser leur propre système, d’autres ne profitent tout simplement pas de cette directive », souligne Claude Moraes, député démocrate socialiste britannique en charge du dossier au Parlement.

Pour pouvoir demander l’obtention d’une carte bleue, un ressortissant de pays tiers doit avoir suivi une formation ou disposer d’une expérience professionnelle et avoir un contrat de travail ou une offre d’emploi ferme.

La réforme adoptée aujourd’hui propose des seuils salariaux moins élevés ainsi que des contrats plus courts. Les réfugiés et les demandeurs d’asile pourront également postuler pour l'obtention d'une carte bleue.

Pour en savoir plus, consultez notre page sur le régime d’asile européen commun.