Comment prévenir la radicalisation des jeunes ? 

 
 

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De gauche à droite : le député Syed Kamall, l'auteur Taslima Nasreen, Catherine Vuylsteke (modératrice) et le réalisateur Rudi Vranckx  

Quels sont les facteurs qui mènent à la radicalisation et quelles peuvent être les réponses de l’Union européenne et de ses États membres ? Mardi 19 avril, la lauréate du Prix Sakharov Taslima Nasreen, le Président du groupe des conservateurs et des réformistes européens Syed Kamall ainsi que le réalisateur du documentaire « Mon Jihad » Rudi Vranckx ont tenté de répondre à ces questions lors d’une projection et d’un débat organisés au Parlement européen dans le cadre du festival One World Film.

Après un message vidéo du Président du Parlement européen Martin Schulz, la Vice-Présidente et députée verte autrichienne Ulrike Lunacek a ouvert l'événement.


Le documentaire « Mon Jihad » traite du travail mené auprès de jeunes belges afin de prévenir leur radicalisation.

 

De nombreux aspects ont été soulevés lors du débat suivant la projection, comme la question du Jihad ou de la Charia. Les intervenants présents se sont également penchés sur la situation des femmes et leur indépendance au sein des sociétés islamiques.


« 550 jeunes sont partis pour la Syrie. Je suis vraiment surpris que jusqu'aux attaques menées contre Charlie Hebdo, personne dans les médias ou même au sein du monde politique ne soit allé parler aux familles des ces jeunes », a souligné Rudi Vranckx, journaliste et auteur du documentaire projeté lors de la soirée.

Le chef de file du groupe des conservateurs et des réformistes européens au Parlement européen, Syed Kamall, est revenu sur les différentes raisons qui poussent les jeunes à se radicaliser : la recherche d'un sentiment d'appartenance, la quête de nouvelles causes à défendre ou encore le sentiment de ne pas pouvoir vivre en bon musulman en Occident. Selon Syed Kamall, « ce qui est bizarre, c'est que pour beaucoup de ces raisons, la religion n'est pas la question mais une excuse ».

 
La lauréate du prix Sakharov 1994, Taslima Nasreen, est une auteur bangladaise exilée. Bien qu'elle comprenne que certaines raisons sociales peuvent mener à la radicalisation, elle estime que « beaucoup de musulmans s'inspirent des versets du Coran pour devenir violents et pour devenir des terroristes ». Taslima Nasreen a souligné que de plus en plus d'activistes et d'opposants émergent dans les pays musulmans, mais qu'ils sont souvent emprisonnés ou doivent quitter leurs pays s'ils critiquent l'Islam.


Cliquez ici pour consulter le programme du Festival One World Film à Bruxelles.

Le débat a été organisé au Parlement européen dans le cadre du festival.