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La crise migratoire a ébranlé le régime d’asile européen. Apprenez-en plus sur les propositions du Parlement pour créer une politique d’asile plus juste et plus efficace.

Depuis 2015, l’afflux de réfugiés et de migrants le plus important depuis la seconde guerre mondiale a montré les limites du régime d’asile européen.

Le Parlement demande à ce qu’il soit repensé pour s’assurer de la mise en place d’un système plus juste et plus sûr à l’avenir.

À quelques jours du sommet du Conseil européen qui se tiendra les 28 et 29 juin, les députés pressent les gouvernements européens à atteindre un accord sur la réforme du système de Dublin afin de permettre aux négociations avec le Parlement de commencer immédiatement.

Le Parlement européen a adopté sa position en novembre 2017.

 

Interrogée avant la journée mondiale des réfugiés, Cecilia Wikström, députée européenne en charge de la réforme du régime d’asile a déclaré : « Nous commençons à être à court de temps pour trouver une solution au système de Dublin pendant cette législature et les citoyens attendent des résultats plutôt que de beaux discours de la part de nos dirigeants.»

 

Dans un discours à Vienne le 19 juin, le Président du Parlement européen Antonio Tajani a dit : « L’immigration est notre plus grand défi. Il met en péril le futur de l’Union européenne ». Lors d’un débat plus tôt au Parlement, les députés appelaient les dirigeants européens à progresser sur la réforme du système de Dublin.

 

© UNHCR/Andrew McConnell 

Qu'est-ce que le système de Dublin ? 

Le système de Dublin, pierre angulaire du régime d’asile européen, détermine quel est l’État membre responsable de l’examen d’une demande.

La position du Parlement est la suivante : 

  • Le pays d’entrée ne sera plus automatiquement responsable du traitement des demandes d’asile
  • Les demandeurs d’asile ayant un lien avéré avec un pays de l‘Union européenne devraient y être transférés
  • Ceux n’ayant aucun lieu avec un pays de l’UE devraient être justement répartis entre les États membres. Ceux qui refusent de participer au transfert des demandeurs d’asile pourraient perdre des fonds de l’UE
  • Les mesures de sécurité devraient être renforcées et tous les demandeurs d’asile devraient être enregistrés dès leur arrivée. Leurs empreintes digitales devraient être contrôlées dans les bases de données européennes.
  • Les dispositions prévues pour les mineurs devraient être renforcées et les procédures de réunification familiale devraient être accélérées.

 

Apprenez-en plus sur la position du Parlement européen dans notre infographie ci-dessous et dans cette note.

 

Selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, en 2017, 16,2 millions de personnes ont été déplacées en raison de conflits, de persécutions ou de violence. Le nombre total de personnes déplacées dans le monde s’élève à 68,5 millions. 85% des réfugiés sont accueillis par des pays en développement.       

Agrandir l'image: © European Union 2018 -EP 
© European Union 2018 -EP        
Réforme du régime d'asile européen