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Le projet de l'UE de promouvoir la région de la mer Noire nécessite davantage de personnel et d'argent frais

AFET Communiqué de presse - Relations extérieures10-12-2010 - 16:38
 

L'UE doit donner un nouvel élan à sa stratégie en faveur de la région de la mer Noire en vue d'apporter la paix et la stabilité dans les pays voisins (Bulgarie, Grèce, Roumanie, Turquie Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine) et d'assurer la sécurité énergétique dans la région. Une nouvelle ligne budgétaire de l'UE et davantage de ressources humaines sont nécessaires pour y parvenir, a estimé la commission des affaires étrangères députés, ce jeudi.


La stratégie de la mer Noire a besoin d'une ligne budgétaire de l'UE spécifique qui devrait donner la priorité au financement de projets de développement à petite échelle et à la coopération transfrontalière, estiment les députés. D'autres priorités devraient consister à stabiliser la région, assurer le respect des droits de l'homme, gérer les migrations, améliorer la sécurité énergétique et promouvoir le développement environnemental et social.


Le corps diplomatique de l'UE nouvellement créé (Service d'action extérieure) doit également s'assurer que sa structure et sa dotation en personnel prennent en compte le fait que la région de la mer Noire constitue une véritable priorité pour l'UE, ajoutent les députés.


Les députés suggèrent également d'accroître la visibilité du plan d'action future, en tenant régulièrement des réunions ministérielles entre l'UE et les pays de la mer Noire. La Turquie et la Russie seraient des partenaires souhaitables pour cette coopération régionale, ajoutent-ils.


Les défis actuels


La stratégie de la mer Noire, telle qu'elle est définie dans la résolution adoptée par la commission des affaires étrangères, ce jeudi, comprend trois pays de l'UE (Bulgarie, Roumanie, Bulgarie), un pays candidat (Turquie) et cinq voisins d'Europe orientale (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine), ainsi que la Russie, en tant que partenaire stratégique. Cette région est aujourd'hui confrontée à des défis clés que l'UE ne peut ignorer, comme les conflits prolongés, les populations déplacées, les différends bilatéraux, la fermeture des frontières et les rivalités stratégiques menant à la militarisation et la prolifération des armes, la faiblesse des institutions, la criminalité transfrontalière et la détérioration de la sécurité maritime.


Concernant la prévention des conflits, la commission parlementaire suggère que l'UE mette au point "un système d'alerte précoce" qui servirait à renforcer la confiance dans la région et à prévenir l'escalade de la violence. Un tel système mettrait l'accent sur des cas concrets, tels que la divulgation publique des ventes d'armes et les activités navales militaires. Les députés sont particulièrement préoccupés par la prolongation du stationnement de la flotte russe de la mer Noire en Crimée.


09.12.2010

Sous la présidence de : Gabriele ALBERTINI (PPE, IT)

REF. : 20101206IPR06472
 
 
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