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Taxe sur les transactions financières: la balance penche fermement en faveur

ECON Communiqué de presse - Affaires économiques et monétaires09-01-2012 - 18:49
 

Un très large accord en faveur d'une taxe européenne sur les transactions financières est apparu lundi, au démarrage des travaux de la commission économique et monétaire portant sur la proposition législative de la Commission. Les porte-parole de différents groupes politiques du Parlement ont préconisé une telle taxe, au moins au sein de la zone euro, et nombre d'entre eux ont déploré l'éventualité, évoquée ce week-end, de la France risquant de faire cavalier seul.



Plusieurs députés ont déclaré avoir ces derniers mois modifié leur position en faveur d'une taxe sur les transactions financières. Wolf Klinz (ADLE, DE) a expliqué que c'était "parce que le secteur financier n'a pas tiré les leçons de la crise".


Cette tendance suggère que davantage de députés européens pourraient favoriser la proposition par rapport à la situation qui prévalait il y a quelques mois. Seul le porte-parole d'ECR, le député tchèque Ivo Strejček, s'en est tenu à l'opposition fondamentale de son groupe à la taxe.


Le Parlement, pionnier en matière de demande d'une taxe sur les transactions financières


Avec une marge étroite, le Parlement s'était déjà prononcé en faveur d'une taxe sur les transactions financières vers la fin de 2010 et plus spécifiquement en mars 2011. La Commission a présenté sa proposition législative fin 2011.


Proposition de la Commission: un bon départ mais un ajustement est nécessaire


Introduisant les débats, le rapporteur socialiste, Anni Podimata (EL), a largement salué la proposition de la Commission, notant que sa large portée devrait capter une grande majorité de transactions et réduire la tentation pour les fournisseurs de services financiers de déménager à l'extérieur de l'UE.


Elle a toutefois ajouté que les transactions sur les produits financiers de l'UE entre acteurs non-UE, ne seraient pas couvertes par la proposition et que le taux proposé de la taxe sur le volume des transactions journalières demeurait trop bas.


Une taxe nécessaire


Sirpa Pietikäinen (PPE, FI), exprimant le point de vue d'une large majorité, a estimé que la taxe devrait être mise en œuvre, au minimum, dans tous les pays de la zone euro.


Pascal Canfin (Verts/ALE, France) a rejeté l'argument selon lequel "les consommateurs ordinaires" verraient le coût de la taxe déplacé sur eux, en faisant observer que les principaux "consommateurs" des marchés financiers sont en fait des traders "haute fréquence" et des banques qui négocient pour leur propre profit.


Jürgen Klute (GUE / NGL, DE) a fait valoir que la taxe ne représentait pas une "revanche" sur le secteur financier, mais plutôt un partage d'une partie du fardeau de la crise avec tous les autres secteurs.


Une taxe dommageable


Le groupe ECR a fait cavalier seul, tous ses représentants mettant en garde contre les dangers de la taxe. "La relocalisation [des acteurs financiers] aura lieu dans quelques semaines tout au plus", a dit M. Strejček, ajoutant que les banques ne devraient pas être pénalisées car ce sont les Etats, et non les banques, qui sont les plus responsables de la crise.


Marta Andreasen (EFD, Royaume-Uni) a également affirmé qu'elle avait trouvé "incroyable que nous discutions d'une taxe sur les transactions financières pour 2014 alors que l'euro flambe".


Prochaines étapes


Le projet de rapport devrait être présenté le 28 février, soumis à un vote de la commission début avril et à celui de la plénière en juin. Le Parlement a un droit réglementaire de présenter un avis sur la proposition de la Commission.




Présidence: Wolf Klinz (ADLE, DE)


Date: 9-01-2012

REF. : 20120109IPR34971
Mis à jour le: ( 10-01-2012 - 09:18)
 
 
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