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Relations UE-Turquie: la commission des affaires étrangères veut une nouvelle dynamique

AFET Communiqué de presse - Elargissement02-03-2012 - 10:17
 

L'UE et la Turquie tireraient avantage de resserrer leurs liens, étant donné leur dépendance mutuelle, le potentiel économique de la Turquie et son rôle d'acteur stratégique dans la région, estime la commission des affaires étrangères dans une résolution adoptée à une large majorité, jeudi. Toutefois, elle appelle la Turquie à régler les questions de Chypre, de l'Arménie et kurde et à progresser en matière de réforme judiciaire et de protection des libertés civiles.


Les députés européens soutiennent l'approche nouvelle et dynamique adoptée par la Commission visant à rapprocher la Turquie des conditions d'adhésion à l'UE. Ils font remarquer que "l'économie de la Turquie a triplé de volume au cours des dix dernières années" et qu'il s'agit de l'une des croissances les plus rapides au monde. Ils soulignent également son rôle majeur de "corridor énergétique de l'UE pour le pétrole et le gaz du Caucase et de la mer Caspienne" et sa proximité avec le développement du pétrole brut et des marchés du gaz naturel irakien.


Rôle stratégique de la Turquie dans la région


La résolution, rédigée par Ria Oomen-Ruijten (PPE, NL), met en évidence les avantages pour l'UE de collaborer plus étroitement avec la Turquie quant aux priorités de la politique étrangère et de voisinage, telles que le Moyen-Orient, l'Afghanistan, le Pakistan, la Corne de l'Afrique, les Balkans occidentaux et le Caucase du Sud. Elle salue la position ferme de la Turquie vis-à-vis de la Syrie et qualifie la Turquie de "source d'inspiration pour la démocratisation des États arabes". Le rôle de facilitateur du dialogue avec l'Iran à propos de son programme nucléaire est également souligné dans le texte.


De bonnes relations de voisinage s'imposent


La commission parlementaire "insiste sur le fait que les relations de la Turquie avec les États membres voisins sont un facteur clé de la refonte des négociations ainsi que du dialogue". Elle "soutient fermement les négociations en cours sur la réunification de Chypre" et demande à la Turquie de commencer à retirer ses forces de l'île et de se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité en la matière. Elle regrette les déclarations de la Turquie selon lesquelles les relations avec la présidence chypriote de l'UE serait gelée si la question chypriote n'était pas résolue durant la seconde moitié de 2012. Elle exhorte aussi la Turquie et l'Arménie à normaliser leurs relations.


Réforme constitutionnelle et judiciaire, et libertés civiles


Les députés pressent la Turquie de trouver une solution politique à la question kurde. Ils demandent l'inclusion politique, culturelle et socio-économique des citoyens d'origine kurde et un meilleur développement socio-économique du sud-est du pays, étant d'avis que la réforme constitutionnelle en cours dans le pays fournit un cadre pour promouvoir une ouverture démocratique.


La commission parlementaire considère que la réforme constitutionnelle et judiciaire est vitale et soutient la nouvelle approche de la Commission en vue de s'attaquer aux questions de la réforme judiciaire, des droits fondamentaux, de la justice, et des affaires intérieures à un stade précoce du processus de négociation avec la Turquie, en ouvrant les chapitres pertinents.


Le travail sur la mise en œuvre du paquet de réformes constitutionnelles de 2010 et l'élaboration d'une nouvelle constitution civile doivent se poursuivre, affirment les députés. Les réformes sont indispensables pour créer un système judiciaire pleinement indépendant et impartial, et relever les normes au niveau de l'UE.


Les députés soulignent le déclin inquiétant de la liberté des médias et les restrictions à la liberté d'expression. Ils ont également manifesté leurs inquiétudes quant à la durée excessive de la détention préventive et les nombreux procès de journalistes. Alors qu'ils saluent la conduite des élections générales de l'année dernière, ils appellent, dans leur résolution, à une réforme électorale prévoyant une réduction du seuil minimal de 10 % pour être représenté au Parlement et "l'élimination de tous les obstacles à l'établissement de groupes politiques dans la Grande Assemblée nationale de Turquie".


Une législation sur l'égalité est nécessaire de manière générale, et en particulier, il convient de faire des efforts pour protéger les minorités religieuses, donner des droits égaux aux femmes, adopter une politique de tolérance zéro en termes de violences à l'égard des femmes et des enfants, et fournir un accès aussi large que possible à l'éducation.


Libéralisation des visas


La commission souligne l'importance de l'accès à l'Union européenne des hommes d'affaires, des chercheurs, des étudiants et des représentants de la société civile de Turquie, faisant remarquer que ce pays est le seul candidat à l'UE qui ne bénéficie pas de la libéralisation des visas. Elle demande l'ouverture des travaux sur la libéralisation des visas.


Prochaines étapes


La résolution, rédigée par Ria Oomen-Ruijten (PPE, NL), et adoptée par 54 voix pour, 7 voix contre, et 2 abstentions, devrait être soumise au vote de la plénière le 29 mars à Bruxelles.


Sous la présidence de: Elmar Brok (PPE, DE)

REF. : 20120227IPR39344
 
 
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