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Eurobaromètre: combiner l'austérité à des mesures qui stimulent la croissance

Autres Communiqué de presse - Institutions22-05-2012 - 13:14
 

Près de la moitié des Européens interrogés pensent que combiner la réduction des dépenses publiques à des mesures qui stimulent la croissance économique est le meilleur moyen de mettre fin à la crise économique actuelle, selon le dernier sondage Eurobaromètre du PE. Plus de la moitié (55%) déclarent que ces mesures doivent être coordonnées entre les États membres. Selon la plupart des Européens (80%), l'aide financière aux États membres en difficulté doit dépendre du respect des règles communes.


L'Union européenne doit prendre des mesures en vue de réduire les dépenses publiques et d'encourager parallèlement la croissance économique, affirment 47% des participants. En termes de préférences, 25% déclarent que les mesures visant à stimuler l'économie doivent avoir la priorité, alors que 23% affirment que la priorité doit être donnée aux mesures de réduction des dépenses publiques.


Plus de la moitié des participants (55%) se sentiraient mieux protégés par des mesures coordonnées avec les autres États membres de l'UE, mais 38% (3 points de pourcentage supplémentaires par rapport au dernier sondage Eurobaromètre de septembre 2011) préfèreraient que leur pays agisse seul. Dans la zone euro, 61% sont pour la coordination, contre 43% seulement en dehors de la zone euro.


Bien qu'ils soient en faveur de la solidarité, la plupart des Européens déclarent que l'aide financière octroyée aux États membres en difficulté économique ou financière doit être subordonnée au respect des règles communes (80%), telles que les règles définies en commun en matière de déficit. Ils affirment également que des sanctions devraient être imposées lorsque ces règles ne sont pas respectées (72%).


La plupart des Européens (66%) ont le sentiment qu'une mise en commun d'une partie de la dette publique bénéficierait aux États membres les plus en difficulté, mais 64% (3 points de pourcentage supplémentaires) pensent que cette mise en commun devrait néanmoins être effective au nom de la solidarité.


Désormais, la majorité (66%, soit 5 points de plus) est également en faveur d'une taxe sur les transactions financières. Toutefois, il existe une différence de 20 points de pourcentage entre les Européens de la zone euro (73%) et ceux de la zone non euro (53%). Ce sont la Grèce, Chypre, l'Italie, le Portugal et l'Espagne qui apportent le soutien le plus massif à une telle taxe.


"Les résultats montrent que le Parlement européen a agi dans le même esprit que la majorité de la population en termes de lois et de résolutions adoptées depuis le début de la crise économique, ce qui prouve que nous sommes sur la bonne voie et que nous devrions être inclus dans toutes les décisions prises au niveau européen", a déclaré Othmar Karas (PPE, AT), vice-président du PE et coresponsable de la communication.


Anni Podimata (S&D, EL), vice-présidente et rapporteur sur la taxe sur les transactions financières, a été ravie de constater "qu'une taxe européenne sur les transactions financières, dans le but de freiner les pratiques excessives, gagne véritablement du terrain au niveau de l'ensemble des Européens". Le Parlement votera mercredi en vue de donner son avis sur l'introduction d'une telle taxe.


"La crise et la gouvernance économique en Europe" est le cinquième sondage du genre. Il a été réalisé par TNS opinion entre le 10 et le 25 mars 2012, en face-à face auprès de 26 593 Européens âgés de plus de 15 ans.


Le sondage Eurobaromètre dans son intégralité peut être consulté via le lien sur la droite.


REF. : 20120521IPR45530
 
 
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