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Plénière de mars: budget 2014-2020, gouvernance économique, politique agricole

Débat pré-sommet: austérité contre croissance, préoccupations pour la Hongrie

 
Lucinda Creighton, ministre irlandaise des affaires européennes et membre du Conseil européen; José Manuel Barroso, président de la Commission européenne; Joseph Daul, chef du PPE; Stephen Hughes, vice-président des S&D; Guy Verhofstadt, chef de l'ADLE; Daniel Cohn-Bendit, leader des Verts; Martin Callanan, chef des conservateurs et réformistes; Nigel Farage chef du groupe Europe libertés démocratie; Gabriele Zimmer, chef de la gauche unitaire européenne.   Les leaders des groupes politiques du Parlement européen se sont exprimés ce mercredi matin sur les messages à transmettre au Conseil européen qui aura lieu ce jeudi à Bruxelles.

Une austérité excessive comprime la croissance, mais l'UE ne peut simplement avoir recours aux dépenses pour se sortir de la crise, ont admis les députés lors du débat, ce mercredi, sur les efforts visant à relancer l'économie de l'UE, dans la perspective du Conseil européen de printemps débutant jeudi. Plusieurs groupes ont également critiqué les récents changements intervenus dans la constitution de la Hongrie et ont appelé le Conseil européen à ajouter ce point à l'ordre du jour.


Le président du PPE, le français Joseph Daul, a préconisé d'accroître les investissements dans la recherche, l'innovation et l'emploi, mais a également mis en garde contre la naïveté à propos du budget de l'UE, "car le budget ne peut pas tout résoudre". Il s'est félicité des mesures de gouvernance économique prises jusqu'à présent, y compris le "paquet de six" et le "paquet de deux", et a estimé que l'Europe a besoin de davantage d'harmonisation fiscale et sociale ainsi que d'un plafonnement des bonus des banquiers.


Le commissaire européen aux affaires économiques Olli Rehn doit être remplacé, étant donné ses prévisions économiques "constamment hors objectif", a déclaré le socialiste britannique Stephen Hughes, en faisant valoir que des prévisions économiques excessivement optimistes ont conduit la Commission européenne à proposer des politiques d'austérité qui se sont avérées encore plus dommageables que prévues. Il est temps d'être réaliste pour la santé économique de l'UE et de modifier l'approche, a-t-il conclu.


"Nous n'avons pas besoin d'une discipline budgétaire amoindrie mais d'une deuxième voie visant la solidarité, la croissance, l'investissement, les euro-obligations et un fonds d'amortissement", a déclaré le chef de file du groupe libéral, le belge Guy Verhofstadt, ajoutant que "la Grèce et l'Espagne paient 5% ou 6 % d'intérêt, ce qui signifie que la moitié de leurs efforts vont aux détenteurs d'obligations au lieu de donner un coup de fouet à l'économie". Il a également appelé le président Barroso et la présidence irlandaise du Conseil à soulever la question des modifications constitutionnelles de la Hongrie lors du sommet.


Le budget à long terme de l'UE proposé n'est pas parfait, mais il devrait néanmoins être accepté, a déclaré le conservateur britannique Martin Callanan. En matière de politique économique, il a critiqué "ceux qui croient que nous pouvons retrouver la croissance", ajoutant que "les problèmes sous-jacents n'ont pas disparu et que l'austérité ne peut être évitée".


Le leader du groupe des Verts, le français Daniel Cohn Bendit, a averti: trop de discipline budgétaire peut étouffer l'économie et entraîner les citoyens dans la pauvreté. Sur le budget à long terme, il a prévenu que l'UE ne serait plus en mesure de payer ses factures à l'automne de cette année et a critiqué les coupes dans les budgets de l'éducation et de l'innovation. En outre, il a exhorté le Conseil européen à mettre les changements constitutionnels de la Hongrie à l'ordre du jour.


Selon le britannique Nigel Farrage du groupe Europe libertés démocratie, l'euro est une "catastrophe totale" et il est temps de le reconnaître. Il a ensuite appelé à fermer les frontières du Royaume-Uni aux citoyens bulgares et roumains.


La députée allemande Gabriele Zimmer, pour le groupe GUE/NGL, a critiqué la proposition de budget à long terme, soulignant que "chaque État membre mène sa propre bataille individuelle". "Comment l'Initiative emploi jeunesse pourra-t-elle être financée s'il n'y a pas de ressources dans le budget?", a-t-elle demandé. Sur la Hongrie, elle a déclaré: "Si les citoyens ne peuvent se protéger eux-mêmes contre les États, nous assisterons à la chute de l'UE".


Vous pouvez revoir le débat en cliquant sur le lien à droite.