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Santé mentale et troubles du cerveau: chacun doit se sentir concerné

Autres Article - Recherche et innovation / Santé publique29-04-2013 - 17:41
 
Image en 3D d'un scanner du cerveau   D'ici à 2025, 1/5 de la population européenne aura plus de 65 ans et pourrait être sujette à des troubles du cerveau ©Belga/Science

Les troubles mentaux constituent l'un des plus lourds fardeaux économique et social d'Europe: ils représentent un coût de 1,5 million € chaque minute. Le mois de mai 2013 a été déclaré mois européen du cerveau et vise à mettre en lumière la recherche sur le cerveau et ses implications sanitaires. Le 23 avril, le panel scientifique du Parlement a organisé un atelier sur le thème des troubles du cerveau et de la neurochirurgie, présidé par le député socialiste portugais Antonio Correia De Campos.


Une population vieillissante, des risques croissants


En 2025, on estime que 20% de la population européenne aura 65 ans ou plus. Ce vieillissement de la population entraînera une augmentation des troubles cognitifs dégénératifs tels que les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson, et donc une augmentation significative des coûts.


"Le principal défi dans la recherche sur le cerveau, ce sont les coûts", a déclaré Colin Blakemore, professeur de Neurosciences à l'Université de Londres, lors de l'atelier du 23 avril consacré aux troubles du cerveau. "Il n'existe pas de remède adéquat pour les troubles du cerveau", a-t-il également ajouté, avis partagé par les autres orateurs participant à l'atelier.


Quelques chiffres


En 2010, le coût total des maladies du cerveau atteignait en Europe 798 milliards d'euros, dont 37% de frais médicaux directs, 23% de frais médicaux indirects et 40% de coûts indirects, selon une analyse du Conseil européen du cerveau.


Par coûts indirects, il faut entendre les dépenses publiques pour le soutien aux personnes handicapées, et la perte de revenus pour les personnes atteintes.


Que faire?


Lors du panel, les experts présents ont recommandé de privilégier la recherche et de développer une plateforme européenne solide, pouvant servir à la fois pour la recherche fondamentale et pour la recherche clinique sur le cerveau. Ils ont également plaidé en faveur de la coordination des stratégies en matière de soins de santé au sein des Etats membres, et la création d'un système européen global.


"La recherche intensive et la création de solutions novatrices seront nécessaires pour faire face aux coûts élevés pour la société européenne", a martelé Monica di Luca, professeur en pharmacologie à l'Université de Milan.

REF. : 20130426STO07641
Mis à jour le: ( 29-04-2013 - 18:02)