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Sommer: l’accord UE-Turquie de réadmission des immigrants «n’affecte pas les réfugiés»

Autres Article - Immigration26-02-2014 - 18:35
 
MEP Renate Sommer   MEP Renate Sommer

La Turquie fait partie d’une des routes de migration clandestine principale vers l’Union européenne. L’UE et la Turquie ont commencé à négocier un accord de réadmission en 2002, un processus complexe qui tient compte de la demande principale de la Turquie: la libéralisation des visas. Le Parlement a approuvé l’accord et appelle à sa mise en œuvre dans les plus brefs délais. « Il n’y aura aucune incidence sur les réfugiés », a déclaré la députée démocrate-chrétienne allemande Renate Sommer.


Madame Sommer, comment cet accord va-t-il changer le traitement des clandestins entrant dans l’Union européenne par la Turquie ? Qu’est-ce qui arrivera à ceux qui cherchent une protection en Europe ?

 

La Turquie promet de prendre en charge les personnes qui sont entrées illégalement dans l’Union européenne. Cela n’affecte pas les réfugiés fuyant les zones de conflit, à la recherche d’un abri. Ils sont protégés par la Convention de Genève et peuvent toujours demander l’asile.


Cependant, il y a beaucoup de clandestins qui traversent les frontières sans un réel besoin de protection et cela doit cesser.


Pensez-vous que le nombre de clandestins dans l’Union européenne sera réduit ?

 

Certainement. La frontière n’est pas assez sûre et beaucoup en profitent pour rejoindre l’Europe. La Turquie promet de la rendre moins perméable.


La Turquie a longtemps rejeté un accord de ce type. Qu’est-ce qui a changé ?

 

Ils ont essayé de faire pression sur nous en demandant que la libéralisation des visas soit d’abord appliquée. Il est clair que l’Union européenne ne peut pas l’accepter. Les négociations sur la facilitation des visas pour les citoyens turcs ont été lancées lorsque l’accord a été officiellement signé en décembre 2013. Les progrès dépendent maintenant de quand et comment l’accord de réadmission sera appliqué.


Comment sera-t-il surveillé ? Aura-t-il une incidence sur les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?


Nous verrons si la Turquie reconduit les personnes qui ont immigré illégalement dans l’Union européenne à travers son territoire.


Chypre semble être le plus grand obstacle, puisque les politiciens turcs ne reconnaissent toujours pas le pays et ont refusé de l’inclure dans l’accord. L’île fait partie intégrante de l’Union européenne et donc de nombreux chapitres des négociations d’adhésion sont gelés. Cela pourrait être l’occasion pour la Turquie de se repositionner sans perdre la face.


Pour prendre effet, l’accord de réadmission doit encore être ratifié officiellement par l’Union européenne et la Turquie.

REF. : 20140226STO37002