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Le Parlement élit la nouvelle Commission européenne

Session plénière Communiqué de presse - Institutions22-10-2014 - 17:16
 
Le Président du Parlement européen, Martin Schulz félicite le Président élu de la Commission Jean-Claude Juncker après l'élection par le Parlement de la nouvelle Commission   Le Président du Parlement européen, Martin Schulz félicite le Président élu de la Commission Jean-Claude Juncker après l'élection par le Parlement de la nouvelle Commission

Les députés ont approuvé le nouveau collège de 27 commissaires, tel que présenté par le Président-élu Jean-Claude Juncker ce mercredi matin, par 423 votes pour, 209 contre et 67 abstentions. La nouvelle Commission doit à présent être formellement validée par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE afin de pouvoir prendre ses fonctions le 1er novembre pour un mandat de cinq ans.



 

En comparaison, la première Commission Barroso fut approuvée avec 449 voix contre 149 et 82 abstentions, en novembre 2004. La seconde Commission Barroso fut approuvée le 9 février 2010 par 488 voix pour, 137 contre et 72 abstentions.




Dans son discours d'ouverture ce mercredi matin, le Président-élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mentionné plusieurs changements aux portefeuilles, comme l'ont demandé les commissions parlementaires après les auditions des commissaires-désignés.


"J'ai un contrat avec le Parlement et je le respecterai"

 

Au vu de sa composition, M. Juncker a affirmé que "la future Commission européenne sera très politique". Il a défendu sa nouvelle configuration, avec des vice-présidents pour "coordonner, rassembler et organiser les idées". Il a souligné qu'il avait dû "se battre" pour obtenir suffisamment de femmes au sein de son collège, mais a reconnu que le nombre de "9 femmes sur 28 commissaires reste pathétique".


Prenant en compte les critiques exprimées par les députés au cours des auditions, M. Juncker a affirmé avoir décidé de donner la responsabilité des produits pharmaceutiques au commissaire à la santé, Vytenis Andriukaitis, conjointement avec Elżbieta Bienkowska - également responsable de la politique spatiale -, de confier la citoyenneté à Dimitris Avramapoulos, et le sport à Tibor Navracsics. Il n'a pas pu accepter la proposition demandant la suppression du terme "négociations" du titre du portefeuille à l'élargissement, car cela reviendrait à tromper les pays candidats à l'UE, a-t-il expliqué.


En ce qui concerne la proposition de mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États dans le cadre des négociations du TTIP, M. Juncker a dit qu'il ne permettrait pas que la juridiction des tribunaux de l'UE soit limitée à une telle clause. Par ailleurs, il a souligné qu'il respecterait sa proposition de paquet d'investissement de 300 milliards d'euros, qui sera présentée "avant Noël".


"Les dispositions [du pacte de stabilité] ne seront pas modifiées", a affirmé M. Juncker, soulignant qu'"elles seront mises en œuvre avec le degré de flexibilité" permis par les traités.


Manfred Weber (PPE, DE) a déclaré que les citoyens avaient été au centre du processus menant à l'élection de la nouvelle Commission. "La démocratie européenne a fait de grands progrès", d'après lui. Son groupe se félicite de l'expérience de M. Juncker et de son approche politique. "Je souhaite désormais débuter les travaux sur la stabilité de l'UE, la croissance, et les questions migratoires, en respectant le niveau national de compétences et en regardant à nouveau par-delà les frontières européennes", a-t-il ajouté.


Gianni Pittella (S&D, IT) a affirmé: "Aujourd'hui, le pire ennemi de l'Europe, ce n'est pas le populisme mais le manque de courage de nos dirigeants européens. Nous, groupe S&D, vous encourageons. Nous serons l'esprit critique de la majorité". M. Pittella a expliqué que la crédibilité de la Commission européenne serait en jeu dans le contexte du plan d'investissement de 300 milliards d'euros. Par ailleurs, il s'est prononcé contre "un nivellement vers le bas" entre travailleurs européens. Il s'est engagé à revoir la directive sur le détachement des travailleurs et à relancer la directive sur le congé de maternité.


Syed Kamall (ECR, UK) a déclaré: "Nous saluons le fait que la structure de la Commission ne cherche pas désespérément 27 postes pour 27 personnes". Il a félicité M. Juncker pour avoir proposé "une structure intégrée qui se concentre sur les résultats" et a, par ailleurs, salué les propositions visant à réduire la bureaucratie et à se concentrer sur le marché numérique, la sécurité de l'énergie et le principe de subsidiarité. "Nous sommes déçus que vous n'ayez pas soutenu la demande du Parlement d'avoir un commissaire au contrôle budgétaire", a commenté M. Kamall, critiquant la désignation de M. Moscovici. "Nous nous abstiendrons et nous vous présenterons les défis à venir", a-t-il ajouté.


Guy Verhofstadt (ADLE, BE) a donné un "grand oui" à la nouvelle Commission, espérant qu'elle agisse différemment de la précédente. "Nous attendons une Commission ambitieuse, visionnaire, qui nous sortira de la crise et qui ne sera pas le secrétariat du Conseil", a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité d'avoir une "stratégie crédible en faveur de l'investissement et de la croissance" et a demandé à M. Juncker d'intervenir immédiatement en cas d'impasse concernant les portefeuilles partagés par plusieurs commissaires, comme MM. Dombrovskis et Moscovici. M. Verhofstadt a dit soutenir une lettre écrite par d'importants artistes européens critiquant l'attribution du portefeuille de la culture au commissaire Navracsics.


Selon Neoklis Sylikiotis (GUE/NGL, CY), le collège proposé montre que la nouvelle Commission soutiendra des politiques néolibérales qui entraineront pertes d'emplois, austérité sévère et asphyxie des petites et moyennes entreprises (PME). Cette nouvelle Commission est "le fruit d'un accord entre les groupes S&D, ADLE et PPE, qui va à l'encontre du processus de décision de l'UE", a-t-il déclaré. "Nous voulons voir de réels changements dans la politique européenne, pour pouvoir sortir de la crise et créer des emplois", au lieu de poursuivre la politique de l'austérité, a-t-il conclu.


Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) a déclaré: "Mon groupe dira "non" à la Commission de M. Juncker [...]. La décision de maintenir le portefeuille de M. Navracsics représente en soi un motif au non". Elle a également critiqué l'approche de l'équipe de M. Juncker en ce qui concerne la politique climatique et l'absence de priorités en termes de développement durable, tout comme "l'approche irresponsable" envers la politique des réfugiés.


Nigel Farage (EFDD, UK) a affirmé: "Nous voterons contre cette forme de gouvernement antidémocratique [...]. Ce sera la dernière Commission européenne à gouverner la Grande-Bretagne car d'ici cinq ans, nous ne serons plus dans l'UE".


Harald Vilimsky (NI, AT) a déclaré: "Tout comme nous ne pleurons pas le départ de M. Barroso, nous ne saluons pas l'arrivée de M. Juncker. Ni M. Barroso ni M. Juncker ne sont des candidats du peuple [...]. Ils représentent la technocratie, la nomenklatura". "Nous voterons contre vous et par là même nous voterons pour la famille des peuples européens", a-t-il ajouté.

REF. : 20141016IPR74259
 
 
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