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Droits de l’homme: blasphème au Pakistan, enlèvements en Irak, crimes de guerre en Serbie

Session plénière Communiqué de presse - Développement et coopération / Relations extérieures27-11-2014 - 12:47
 

Le Parlement a adopté trois résolutions ce jeudi, appelant le gouvernement pakistanais à revoir ses lois sur le blasphème, condamnant les atrocités par le soi-disant état islamique en Irak, et appelant à l’action contre la « rhétorique guerrière » et le discours de haine de Vojislav Šešelj, suspecté de crimes de guerre et remis provisoirement en liberté.



Lois sur le blasphème au Pakistan


Les députés expriment leur inquiétude à propos des « lois controversées » sur le blasphème au Pakistan, en raison desquelles « il est dangereux pour les minorités religieuses de s'exprimer librement ou de participer publiquement à des activités religieuses ». Ils appellent le gouvernement Pakistanais de « procéder à une révision en profondeur des lois et de l’application qui en est faite » et de « garantir l'indépendance des tribunaux, l'état de droit et le respect de la légalité conformément aux normes internationales en matière de procédures judiciaires ». Ils demandent également à la Commission européenne d’aider les communautés religieuses et « d'inciter fortement le gouvernement pakistanais à prendre davantage de mesures pour protéger les minorités religieuses ».


Enlèvements et mauvais traitements des femmes en Irak


Les députés condamnent fermement « les nombreuses atrocités commises par le groupe "État islamique", qui s'en prend spécifiquement aux femmes, lesquelles atrocités constituent des crimes contre l'humanité » et invitent le gouvernement iraquien à « ratifier le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale afin de permettre à celle-ci d'engager des poursuites suite aux crimes de guerre et aux crimes contre l'humanité commis par le groupe "État islamique ». Ils appellent également le gouvernement iraquien d’apporter une protection à la communauté LGBT, étant dans une situation « extrêmement vulnérable ». Ils invitent « le SEAE et les États membres à se déclarer, dans le cadre de leur dialogue avec les pays du Golfe, vivement préoccupés par les tentatives d'endoctrinement salafiste et wahhabite que mènent actuellement des acteurs issus de ces pays dans de nombreux pays à majorité musulmane et dans les communautés musulmanes du monde entier ».


Serbie: l'affaire Vojislav Šešelj, accusé de crimes de guerre

 

Le Parlement « condamne fermement la rhétorique belliciste de Vojislav Šešelj, ses discours d'incitation à la haine et aux revendications territoriales, ainsi que ses tentatives de détourner la Serbie de son avenir européen ». Les députés « déplorent les provocations auxquelles il se livre en public et la rhétorique guerrière qu'il emploie depuis sa libération provisoire », ainsi que ses déclarations publiques, appelant à la création d'une "grande Serbie", et revendiquant publiquement le territoire de pays voisins et notamment de la Croatie.


Le Parlement « demande aux autorités serbes de déterminer si M. Šešelj a enfreint la législation serbe, ainsi que de renforcer et d'appliquer pleinement la législation interdisant l'incitation à la haine, la discrimination et l'incitation à la violence » et « invite le TPIY et son bureau du procureur, étant donné ces circonstances nouvelles, à prendre les mesures nécessaires afin de procéder au réexamen des conditions de la mise en liberté provisoire ».


Vojislav Šešelj, le Président du Parti Radical Serbe, est poursuivi devant le TPIY pour persécution pour des motifs politiques, raciaux et religieux, déportation, actes inhumains, ainsi que pour meurtre, torture, traitements cruels, destruction arbitraire de villages, graves dégradations non justifiées par des impératifs militaires, destruction et dégradation volontaire d'institutions religieuses et éducatives et pillage de biens publics et privés en Croatie, en Bosnie‑Herzégovine et dans certaines parties de la Voïvodine (Serbie) entre 1991 et 1993. Il a été récemment remis en liberté pour raisons de santé, après plus de onze ans de détention, bien que son procès soit toujours en cours.


REF. : 20141121IPR79819
 
 
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