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Migration et référendum britannique sur l'UE dominent le débat post-sommet

Session plénière Communiqué de presse - Avenir de l'Europe/Intégration européenne / Conseil européen / Institutions / Immigration19-01-2016 - 17:51
 
Le Président du Parlement européen, Martin Schulz, accueillant le Président du Conseil européen, Donald Tusk, pour un débat animé sur les résultats du sommet de l'UE de décembre et les mesures sur la migration.   Le Président du Parlement européen, Martin Schulz, accueillant le Président du Conseil européen, Donald Tusk, pour un débat animé sur les résultats du sommet de l'UE de décembre et les mesures sur la migration.

Beaucoup de députés ont critiqué l'incapacité des dirigeants européens à faire face aux crises de la migration et des réfugiés, lors du débat en séance plénière mardi examinant le sommet de l'UE de décembre avec le Président de la Commission Jean-Claude Juncker et le Président du Conseil européen, Donald Tusk. Le prochain référendum sur l'UE au Royaume-Uni a également été vivement débattu.



Le Président du Conseil, Donald Tusk, a énuméré les défis débattus lors du sommet de décembre: "Nous sommes mis à l'épreuve sur tous les fronts possibles", a-t-il dit. Sur la migration, il a souligné qu'il n'y a pas d'alternative à la protection des frontières. Le sommet de mars sera la date limite pour voir si la stratégie actuelle de l'UE sur la migration fonctionne. Si tel n'est pas le cas, "nous pourrions faire face à de graves conséquences, telles que l'effondrement de Schengen", a-t-il ajouté.


"Si les États membres avaient mis en place les politiques que nous mettons en avant, nous serions dans une meilleure situation" concernant la migration, a déclaré le Président Jean-Claude Juncker. Il a appelé les gouvernements nationaux à montrer davantage de solidarité et d'engagement pour lutter contre la crise de la migration. "Le coût d'un non-Schengen serait très élevé et irait à l'encontre de la croissance et de l'emploi", a-t-il ajouté.


Il est important de se rappeler les réussites de l'UE, comme le récent accord sur le nucléaire avec l'Iran et l'accord sur le climat à Paris, a déclaré le chef du PPE Manfred Weber (DE). À propos du référendum britannique sur l'UE, il a dit que plusieurs des idées du Premier ministre Cameron pourraient conduire à des améliorations pour l'UE dans son ensemble, en particulier dans les domaines de l'innovation et d'une meilleure réglementation. M. Weber a insisté, cependant, sur le fait qu'il n'accepterait jamais la discrimination des citoyens de l'UE, même si le but est de combattre l'abus des systèmes de protection sociale.


Enrique Guerrero Salom (S&D, ES) a observé que lorsque les dirigeants de l'UE retournent dans leur pays, ils ignorent les engagements convenus lors du Conseil européen. "C'est comme le mythe de Sisyphe, nous retournons perpétuellement à notre point de départ aussi dans les domaines de la migration, du terrorisme et de l'économie", a-t-il dit, avertissant que si l'UE continue d'agir en ce sens, "ce sera sa mort politique".


Geoffrey Van Orden (ECR) a critiqué l'UE d'essayer d'en faire trop et de se retrouver à empirer les choses. "Les citoyens ne veulent pas d'une 'Union sans cesse plus étroite' mais une UE qui 'coûte moins cher' et 'réduit les formalités administratives'", a-t-il dit. Il se félicite de l'accord PNR et a dit que nous devrions reconnaître "à quel point les politiques de M. Cameron sur la migration sont judicieuses".


Seulement "290 personnes sur 160000 ont été relocalisées jusqu'à présent" et cela est dû à un manque de décisions des États membres et non de l'UE, a souligné le chef du groupe ADLE, Guy Verhofstadt (BE). Il a exhorté M. Tusk à convoquer un sommet extraordinaire sur la crise des réfugiés pour adopter de nouvelles règles concernant la relocalisation, la migration et un système européen de garde-frontières et garde-côtes.


Inés Cristina Zuber (GUE/NGL, PT) a déclaré que la seule réponse de l'Europe aux crises de la migration et des réfugiés semble être des mécanismes d'expulsion plus forts.


Malgré le débat autocritique du sommet concernant un manque de gestion de crise, la situation en matière de migration demeure encore "désastreuse", a déclaré Ulrike Lunacek (Verts/ALE, AT), ajoutant que seule une solution commune pourrait fonctionner.


Nigel Farage (EFDD, UK) a cité les attaques lors de la Saint-Sylvester visant des femmes à Cologne comme une autre raison de voter en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. "Le peuple britannique sait que ces jeunes hommes à Cologne d'ici quelques années auront un passeport européen et seront libres de venir en Grande-Bretagne", a-t-il dit.


Ces propos ont a été repris par Vicky Maeijer (ENL, NL), qui a affirmé que "davantage de réfugiés signifie davantage de terroristes".

REF. : 20160114IPR09884
 
 
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