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Pologne: les députés débattent des questions relatives à l'état de droit avec la Première ministre Beata Szydło

Session plénière Communiqué de presse - Droits fondamentaux / Justice et affaires intérieures19-01-2016 - 19:50
 
La Première ministre polonaise a débattu de l'état de droit en Pologne avec les députés.   La Première ministre polonaise a débattu de l'état de droit en Pologne avec les députés.

La décision de la Commission de lancer un dialogue avec les autorités polonaises sur l'état de droit et l'indépendance des médias dans le pays a fait l'objet d'un débat houleux en plénière mardi, en présence de la Première ministre Beata Szydło. Alors que certains présidents des groupes politiques ont critiqué son gouvernement de ne pas tenir compte de l'équilibre démocratique des pouvoirs, d'autres partagent l'avis de Mme Szydło qui affirme que l'état de droit n'a pas été violé en Pologne.


Le Président du Parlement, Martin Schulz, a ouvert le débat en déclarant: "La primauté du droit, la problématique de l'équilibre des pouvoirs, ce n'est pas une question de procédure, mais une question centrale pour la démocratie et la société européennes".


Bert Koenders, ministre néerlandais des affaires étrangères (présidence du Conseil de l'UE), a souligné: "L'UE représente plus qu'un marché commun, c'est une Union qui repose sur des valeurs communes - l'état de droit, la démocratie et les droits fondamentaux. Mais ces valeurs ne sont pas acquises, nous avons appris la leçon à nos dépens", a-t-il ajouté, appelant à un débat ouvert afin de protéger ces valeurs en période de changements. Voir l'intervention dans son intégralité.


Le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a expliqué "pourquoi la Commission a décidé d'évaluer les récents développements en Pologne" et comment elle espère "avancer avec la Pologne grâce à un dialogue constructif et basé sur les faits, dans le but de prévenir l'émergence d'une menace systémique à l'état de droit". Voir l'intervention dans son intégralité.


La Première ministre polonaise, Beata Szydło, a insisté sur le fait que l'état de droit n'a pas été violé en Pologne. "Les citoyens polonais ont choisi notre programme grâce à des élections démocratiques et nous le mettons en œuvre, en respectant notre constitution et les traités européens. [...] Le conflit concernant la Cour constitutionnelle en Pologne est politique et non juridique, et en tant que tel, il s'agit d'une affaire polonaise, mais je suis disposée à discuter avec l'opposition", a-t-elle ajouté. Voir l'intervention dans son intégralité: partie 1 et partie 2.


Esteban González Pons (PPE, ES) a affirmé que la pire dérive autoritaire "vient toujours de l'intérieur". "Attaquer le pouvoir judicaire et contrôler les médias de masse pourraient représenter une première étape vers la destruction de la démocratie", a-t-il averti, soulignant que "notre seul objectif est de clarifier si les valeurs européennes sont menacées" et que "personne ne souhaite de sanction préventive contre la Pologne". Voir l'intervention dans son intégralité.


Gianni Pittella (S&D, IT) a fait remarquer que l'indépendance des tribunaux et des médias sont des conditions sine qua non pour la démocratie européenne. Il a déclaré que son groupe s'inquiétait du fait que les récents développements de la gouvernance polonaise ne respectent pas l'histoire du pays et ses luttes contre la dictature. Voir l'intervention dans son intégralité.


Syed Kamall (ECR, UK) a déclaré que "ayant parlé avec les députés polonais, il est évident que les autorités polonaises n'ont pas l'intention de porter atteinte au pluralisme des médias". Il a demandé pourquoi la Commission et les députés ne s'étaient pas plaints à propos d'irrégularités dans les nominations à la Cour constitutionnelle par le gouvernement précédent. Voir l'intervention dans son intégralité.


Guy Verhofstadt (ADLE, BE) a déclaré à Mme Szydło: "Votre parti a remporté les élections et un mandat fort; c'est votre droit de remodeler le paysage médiatique et de réformer la fonction publique, mais pas si vous utilisez ou abusez de cette immense majorité pour démanteler l'équilibre des pouvoirs dans votre pays. Cela va à l'encontre de la Constitution et n'a pas été annoncé dans le manifeste de votre parti." Voir l'intervention dans son intégralité.


Gabriele Zimmer (GUE/NGL, DE) a déclaré: "les réformes néolibérales, déjà une condition préalable à l'adhésion à l'UE, n'ont pas apporté la richesse pour tous (...). Par conséquent, beaucoup de gens en Pologne tiennent l'Union responsable des divisions sociales dans la société." Voir l'intervention dans son intégralité.


"Au-delà des soucis au sujet de l'état de droit en Pologne, nous nous inquiétons à propos de l'UE dans son ensemble", a déclaré Rebecca Harms (Verts/ALE, DE), ajoutant que la majorité gouvernementale ne devrait pas dicter ses décisions sans chercher un véritable débat avec l'opposition. Voir l'intervention dans son intégralité.


"Les affaires polonaises doivent être résolues en Pologne et par les Polonais", a déclaré Jaroslaw Iwaszkiewicz (EFDD, PL). "Ce débat est inutile et sans fondement, mais il a un avantage: il fera croître l'euroscepticisme", a-t-il ajouté. Voir l'intervention dans son intégralité.


Michal Marusik (ENL, PL) a déclaré que la critique de la Pologne est en fait un signe que le pays protège les intérêts polonais et que le débat en cours constitue une ingérence injustifiée de l'UE dans les affaires intérieures de la Pologne. Voir l'intervention dans son intégralité.



#Poland #ruleoflaw #mediafreedom

REF. : 20160114IPR09899
Mis à jour le: ( 20-01-2016 - 09:51)
 
 
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