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L'UE a besoin de surmonter la peur et les divisions pour sauvegarder Schengen, estiment les députés

Session plénière Communiqué de presse - Immigration / Politique d'asile / Schengen02-02-2016 - 18:24
 
Les députés ont débattu de la situation des réfugiés qui arrivent en Europe et de l'avenir de Schengen © HCR/Igor Pavicevic   Les députés ont débattu de la situation des réfugiés qui arrivent en Europe et de l'avenir de Schengen © HCR/Igor Pavicevic

L'UE doit surmonter ses peurs et divisions paralysantes et gérer les migrations et les flux de réfugiés efficacement, ont déclaré de nombreux députés lors du débat en séance plénière mardi avec la présidence néerlandaise et la Commission. Protéger efficacement les frontières extérieures de l'UE est vital pour sauvegarder l'espace Schengen sans passeport, ont-ils observé. Certains ont également appelé à la tolérance zéro envers les attaques racistes et violentes contre les migrants et réfugiés.


Les députés ont également souligné la nécessité de respecter le principe de non-refoulement et ont examiné comment le mécanisme d'aide aux réfugiés en Turquie devrait être financé.


Le ministre néerlandais des affaires étrangères Bert Koenders, a déclaré au nom de la présidence du Conseil, que le flux de migrants "doit être réduit". À cette fin, les mesures déjà convenues doivent être mises en œuvre, notamment en matière de réinstallation et de centres d'accueil (hotspots). Il a exprimé une préoccupation particulière au sujet de la situation humanitaire dans les Balkans occidentaux et les risques encourus par les mineurs non accompagnés qui arrivent en Europe.

Visionner la déclaration de Bert Koenders dans son intégralité


Le commissaire à la migration Dimitris Avramopoulos a reconnu que "peu de progrès" ont été réalisés jusqu'à présent au niveau des États membres en ''ligne de front'' et de tous les autres. La liste des choses à faire est longue: relocalisation, réinstallation, hotspots, retours, a-t-il cité. Concernant Schengen, "la Commission se prépare à toutes les options (...) Mais il ne s'agit pas de la fin de Schengen ou d'en faire sortir un État membre." A propos des attaques à Cologne, M. Avramopoulos a nié que tous les réfugiés et migrants représentent une menace pour notre ordre public.

Visionner la déclaration de Dimitris AVRAMOPOULOS dans son intégralité

Le chef de file du PPE Manfred Weber (DE) a déclaré: "Il n'y a pas un manque d'idées, mais une situation de blocage au Conseil, mais aussi dans cette Chambre, (...) une fracture que nous devons surmonter afin de préserver Schengen." Il a souligné que l'UE a besoin d'une surveillance efficace des frontières, de soutenir ses autorités et de permettre à Frontex d'accéder au système d'information Schengen. "Nous attendons de ceux qui sont hébergés et protégés dans les pays européens, d'y respecter les cultures et les lois", a-t-il ajouté.

Visionner la déclaration complète de Manfred Weber (PPE, DE)


Le chef de file du groupe S&D, Gianni Pittella (IT) a déclaré: "Il y a un virus qui contamine l'Europe, le virus de la peur", il empêche l'UE de prendre les bonnes décisions et menace de la détruire. M. Pittella a averti que les flux de migrants augmenteront au printemps et a souligné la situation particulièrement risquée des enfants dans cette situation. Visionner la déclaration de Giovanni PITTELLA (S&D, IT) dans son intégralité.


Selon Syed Kamall (ECR, UK), "nous ne disposons pas de mois ou d'années pour réécrire les règles européennes, mais seulement de quelques semaines". "Si les États membres ne parviennent pas à gérer leurs frontières [...], ne soyez pas surpris si d'autres veulent vous mettre hors-jeu", a-t-il poursuivi, ajoutant que "Schengen ne doit pas être réécrit, mais doit mieux fonctionner". Visionner la déclaration de Syed KAMALL (ECR, UK) dans son intégralité.


Le président du groupe ADLE, Guy Verhofstadt (BE), a instamment invité la présidence de l'UE à agir, conformément à l'article 78 du traité [asile et protection internationale], à contrôler les frontières extérieures de l'UE et à mettre sur pied une force de réaction rapide. "L'Europe doit faire son travail", a-t-il dit, soulignant que la décision d'agir pourrait être prise lors du prochain Conseil européen. Visionner la déclaration de Guy VERHOFSTADT (ADLE, BE) dans son intégralité.


"La gestion de la crise des réfugiés nécessite une coopération accrue, et non un choix à la carte par certains États membres qui mettent les décisions communes en question", a expliqué Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL, EL). Il a fait remarquer que seulement 400 des 160 000 réfugiés arrivés en Grèce et en Italie ont été relocalisés à ce jour. Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) a convenu qu'une meilleure gestion des frontières était nécessaire, mais a aussi précisé qu'il fallait davantage soutenir les réfugiés en Turquie afin de garantir plus que leur simple survie. Visionner les déclarations de Dimitrios PAPADIMOULIS (GUE/NGL, EL) et de Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) dans leur intégralité.


"La gouvernance de l'UE en matière de migration est un échec total [...] et est aux antipodes de la solidarité", a affirmé Laura Ferrara (EFDD, IT). "Nous nous penchons sur les conséquences sans analyser les causes", a-t-elle ajouté, critiquant les dirigeants européens qui "externalisent" les responsabilités vers la Turquie. "Réveillez-vous! Schengen est un échec et l'UE un fiasco. Fermez les frontières et protégez les Néerlandais", a demandé Vicky Maeijer (ENL, NL) à M. Koenders. Visionner les déclarations de Laura FERRARA (EFDD, IT) et de Vicky MAEIJER (ENL, NL) dans leur intégralité.



Procédure: déclarations du Conseil et de la Commission suivies d'un débat

REF. : 20160129IPR11903
 
 
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