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Distribution de lait et de fruits dans les écoles : créer du lien entre producteurs et consommateurs

Session plénière Article - Agriculture / Jeunesse / Santé publique04-03-2016 - 15:17
 
Marc Tarabella   Le député démocrate socialiste belge Marc Tarabella

Les programmes européens de distribution de lait, de fruits et de légumes dans les écoles seront bientôt fusionnés. Au cours des négociations, le Parlement a demandé davantage de fonds et a souhaité mettre l'accent sur la dimension pédagogique de ces mesures. Lundi 7 mars, les députés réunis en plénière à Strasbourg débattront de ce nouveau programme commun. Un vote aura lieu le lendemain. Nous avons rencontré Marc Tarabella, député démocrate socialiste belge en charge du dossier au Parlement.


Qu'est-ce qui va changer au niveau du financement de ces programmes de distribution de lait, de fruits et de légumes ?


Nous avons augmenté les fonds du programme de distribution de lait à hauteur de 20 millions d'euros par an. Nous avons dû rééquilibrer le système pour fournir davantage de fonds aux pays entrés récemment dans l'Union européenne, comme la Croatie, et pour ne pas pénaliser les autres pays qui utilisent ces programmes depuis longtemps.


Nous avons également veillé à une répartition plus équitable des fonds en nous basant sur des critères objectifs comme le nombre d'enfants âgés de six à dix ans dans le pays.


Les prix des fruits et du lait sont en baisse. Ce programme peut-il représenter une opportunité pour les agricultures de placer leurs produits sur le marché à bon prix ?

L'embargo russe a entraîné de nombreux problèmes. Ce programme peut effectivement être utile pour les agriculteurs, mais nous devons garder à l'esprit qu'il ne représente pas beaucoup d'argent. Le budget destiné aux programmes de distribution de fruits et de lait représente seulement 0,5 % du budget annuel de la politique agricole commune.

Nous devons trouver d'autres marchés, mais la priorité est avant tout d'augmenter la demande intérieure pour les fruits, les légumes et le lait. Dans vingt-quatre États membres, il y a un manque de consommation de fruits et de légumes frais. Augmenter la demande intérieure est aussi bénéfique pour la santé.

La dimension éducative de ces programmes sera désormais davantage mise en valeur. Comment cela se traduira-t-il au sein des écoles ?

Nous ne prévoyons pas d'actions précises. Tout n'est pas décidé à Bruxelles, c'est aux pays et aux autorités nationales d'organiser ces mesures éducatives. Les enfants pourraient par exemple visiter des fermes : ils boivent parfois du lait sans réellement savoir comment il est produit. Il serait bon de pouvoir créer un lien entre producteurs et consommateurs.


Si vous étiez directeur d'une école, quel menu proposeriez-vous à vos élèves ? Et quel est votre fruit préféré ?

En hiver, il y aurait probablement de la soupe au menu - une soupe de légumes pour tous les enfants à l'heure du repas de midi. J'aime manger une pomme entre mon petit-déjeuner et mon déjeuner : une pomme chaque matin éloigne le médecin, comme le dit l'adage.


Prochaines étapes

 

Les négociateurs de Parlement et du Conseil ont déjà conclu un accord concernant le nouveau programme de distribution de fruits et de lait dans les écoles. L'accord doit maintenant être adopté par tous les députés réunis en session plénière. Le vote aura lieu mardi 8 mars.

REF. : 20160226STO16224
 
 
   
 
 
Budget annuel de l'UE pour les programmes de fruits et de lait dans les écoles
 

Fruits et légumes : 150 millions d'euros

 
 

Lait et produits laitiers : 100 millions d'euros